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Musulmans de France : une nouvelle instance proposée à Emmanuel Macron

Les musulmans de France tentent de se doter d’une nouvelle instance représentative après l’échec du Conseil français du culte musulman.

Musulmans de France : une nouvelle instance proposée à Emmanuel Macron
Les musulmans de France tentent de se doter d’une nouvelle instance représentative/Par Florence Piot / Adobe Stock pour TSA
Riyad Hamadi
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Les initiatives pour la mise en place d’un cadre fédérant tous les musulmans de France ne se comptent plus. La dernière en date est portée par le Forum de l’islam de France (FORIF), un format de dialogue entre l’État et les représentants du culte musulman lancé en 2022 pour pallier l’échec du CFCM (Conseil français du culte musulman).

Un projet a été présenté à Emmanuel Macron, qui l’aurait apprécié. Reste à connaître quel sera le sort de l’initiative devant la réalité du terrain en raison des profondes divisions de la communauté.

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Musulmans de France : nouvelle proposition à Macron

Des membres du FORIF, chargés de travailler à la création d’une future instance nationale en charge des affaires du culte musulman, ont été reçus le 30 juin dernier par le président français, auquel ils ont présenté les résultats de leurs travaux. Le FORIF a proposé un nouveau paradigme et une nouvelle méthode de travail, révèlent deux de ses membres, cités par le média Saphirnews.

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Le modèle présenté s’appuie “sur les réalités du quotidien du culte musulman en France qui remontent des ARL (associations représentatives locales) et qui intègrent une majorité des mosquées de leur territoire”, explique Najat Benali, l’une des dix membres du forum reçus par Emmanuel Macron.

La proposition phare est la création d’une nouvelle instance portée sur les services à apporter aux mosquées et à la communauté musulmane au niveau local.

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“On travaille à identifier les besoins, les missions et les services attendus en s’appuyant sur les compétences et l’expérience des uns et des autres, mais également sur les instances qui ont déjà été créées par le FORIF”, a indiqué Mme Benali, rectrice de deux mosquées à Paris.

Une initiative qui tient compte des “échecs du passé”

Au-delà des notions d’organisation et de représentation, la future instance portera aussi “la volonté d’apporter des réponses concrètes aux enjeux du culte”, comme l’accompagnement des lieux de culte, la formation des cadres religieux, le dialogue avec les pouvoirs publics, le soutien aux structures locales, le dialogue interreligieux, la réflexion théologique et le développement de services utiles aux musulmans, indique Karim Benaïssa, recteur de la mosquée de Créteil et président du Rassemblement des associations musulmanes du Val-de-Marne (RAM 94).

Comme pour les précédentes initiatives, le problème qui se pose d’ores et déjà est celui de la légitimité de la nouvelle instance et de son acceptation par la majorité des acteurs représentatifs des musulmans de France.

Pour cela, une “grande consultation nationale” est prévue dès cet été à l’adresse des responsables du culte musulman pour les “questionner de façon inédite sur leurs attentes, leurs besoins et leurs projections dans cette instance”, explique Najat Benali.

Cette nouvelle méthode s’appuie avant tout sur “les échecs du passé”. La légitimité de la future instance, soutient Karim Benaissa, ne résultera pas d’une “désignation administrative” mais reposera sur plusieurs principes, à savoir : “une consultation nationale ouverte, une représentation issue des territoires, un cadre de concertation inclusif, une gouvernance démocratique, la transparence des règles de fonctionnement et l’indépendance vis-à-vis de toute influence extérieure”.

Selon les deux membres du Forif, Emmanuel Macron, qui a lui-même mis fin en 2023 au rôle d’interlocuteur de l’État assuré par le CFCM, est séduit par l’idée et a apporté ses encouragements à l’initiative.

Lien permanent : https://tsadz.co/z8kbm

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