
La marche bleue de Ceuta ou l’évasion de plus de 72.000 Marocains vers l’enclave espagnole a provoqué une grave crise entre Rome et Madrid, mais pour l’Italie, le Maroc est le véritable coupable.
C’est le ministre italien des Affaires, Antonio Tajani, qui a clarifié les choses dans un entretien au quotidien italien Corriere della Sera.
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« Au lieu de s’inquiéter pour nous, l’Espagne devrait s’inquiéter pour le Maroc : c’est là que les problèmes commencent, et non dans nos contrôles, qui servent à empêcher les immigrants illégaux et, pire encore, les terroristes potentiels, d’atteindre l’Europe », a déclaré le chef de la diplomatie italienne dans une interview accordée au quotidien « Corriere della Sera ».
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L’Italie justifie la suspension de Schengen avec l’Espagne et charge le Maroc
Fin juillet, des milliers de Marocains ont fui leur pays à l’occasion de la fête du Trône, en direction de Ceuta. Face à l’afflux de migrants, l’Italie a réagi en suspendant l’accord Schengen avec l’Espagne et en rétablissant les contrôles sur les voyageurs en provenance de ce pays. Une semaine après, l’Espagne a répliqué en imposant la réciprocité aux voyageurs en provenance d’Italie.
Antonio Tajani a exprimé sa crainte de voir une entrée massive en Europe de terroristes en provenance du Maroc, en affirmant que les contrôles, toujours en vigueur, sont destinés à « empêcher les migrants illégaux, et encore pire, des terroristes potentiels d’atteindre l’Europe ».
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Dans cette affaire, le Maroc, qui a fait preuve, une nouvelle fois de son incapacité à contrôler ses frontières, ou pire à lancer sa bombe migratoire sur l’Espagne pour faire du chantage afin d’obtenir de nouvelles concessions sur le Sahara occidental. Le rapprochement entre Alger et Madrid, acté par la visite du chef du gouvernement espagnol à la mi-juillet, inquiète le Palais royal.