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L’Otan craint de ne pouvoir faire face à une attaque russe

L'Otan n'est pas en mesure de contrer une agression russe à l'est tant sa capacité militaire s'est "atrophiée" depuis la fin de la Guerre froide, affirme Der Spiegel, s'appuyant sur…

L’Otan craint de ne pouvoir faire face à une attaque russe
Daniel Mihailescu / AFP / Archives / lepoint.fr
Aicha Merabet
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L’Otan n’est pas en mesure de contrer une agression russe à l’est tant sa capacité militaire s’est « atrophiée » depuis la fin de la Guerre froide, affirme Der Spiegel, s’appuyant sur un rapport confidentiel de l’alliance.

« La capacité de l’Otan de soutenir au niveau logistique un renfort rapide dans le territoire très étendu », sous la responsabilité du commandement suprême des forces alliées en Europe (SACEUR), « s’est atrophiée depuis la fin de la guerre froide », selon ce rapport, dont l’hebdomadaire allemand dit s’être procuré un exemplaire.

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Toujours selon ce document, il n’y a « pas de garantie suffisante que même la force de réaction (NRF, ndlr) serait en mesure de réagir rapidement et si besoin sur la durée ».

Le rapport, qui doit être prochainement discuté par les ministres de l’Otan, décrit ainsi une organisation incapable de contrer une éventuelle agression militaire russe, en raison essentiellement d' »une structure de commandement clairsemée », résume Der Spiegel, dans des extraits de son édition à paraître samedi.

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Cette faiblesse inquiète en particulier les pays baltes et scandinaves voisins de la Russie. « Nous savons que nous devons adapter et moderniser l’alliance et les structures de commandement », a indiqué la ministre de la Défense norvégienne Ine Eriksen Soreide au magazine.

La présidente lituanienne Dalia Grybauskaite avait déjà réclamé en mars l’implantation d’un important centre de commandement de l’Otan sur son flanc oriental, face « à la menace croissante venant de la Russie ».

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Les relations entre Moscou et l’Otan se sont considérablement dégradées après l’annexion de la Crimée en 2014 puis le début du conflit dans l’est de l’Ukraine, lancé par des séparatistes pro-russes.

En réaction, les Alliés avaient décidé de remettre leurs troupes en état d’alerte. La NRF a plus que doublé, à 40.000 hommes. L’Otan avait aussi convenu de renforcer sa présence militaire à l’Est en déployant quatre bataillons à partir de 2017 en Estonie, Lettonie, Lituanie et en Pologne.

« Les forces de l’Otan n’ont pas été aussi bien préparées et autant en mesure de se déployer depuis des décennies », a réagi une porte-parole de l’alliance, Oana Lungescu, refusant de commenter spécifiquement les informations du Spiegel.

Les Alliés ont interrompu toute coopération pratique avec la Russie mais ils tentent de maintenir un dialogue.

Dans ce cadre, les ambassadeurs des 29 pays de l’Otan doivent rencontrer leur homologue russe, Alexandre Grouchko, le 26 octobre à Bruxelles.

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