
La force conjointe du G5 Sahel a entamé, mercredi 1er novembre, ses premières opérations dans la zone transfrontalière entre Mali, Burkina Faso et Niger, a annoncé la force militaire française Barkhane, qui soutient les troupes africaines déployées au sol.
« Le déploiement des Maliens, des Nigériens et des Burkinabé de la force G5 Sahel a débuté ce matin », a déclaré à l’AFP le lieutenant-colonel français Marc-Antoine, qui coordonne avec une centaine d’hommes de Barkhane cette première opération de la force africaine de soldats de cinq pays de la région (Mali, Niger, Mauritanie, Burkina Faso et Tchad).
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L’opération anti-jihadiste française au Sahel Barkhane (4.000 hommes) va apporter aux quelques centaines de troupes maliennes, burkinabé et nigériennes engagées dans cette première phase, « du conseil et de l’accompagnement » sur le plan aérien et un appui de l’artillerie, a ajouté le militaire français depuis une base avancée dans la région d’In-Tillit (centre du Mali).
Cette première opération, baptisée « Hawbi », est « une démonstration de force pour reprendre pied dans une zone délaissée par les Etats », aux confins du Mali, du Burkina Faso et du Niger, « en entravant la liberté de mouvement dont bénéficient plusieurs groupes armés depuis des mois », a souligné le lieutenant-colonel Marc-Antoine.
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« L’objectif in fine est de faire monter cette force G5 Sahel en puissance pour qu’elle puisse se réimplanter dans les zones transfrontalières de façon autonome », a-t-il ajouté.
La force conjointe doit atteindre d’ici mars 2018 sa pleine capacité de 5.000 hommes, répartis en sept bataillons : deux pour le Mali et le Niger, et un pour le Tchad, le Burkina Faso et la Mauritanie.
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