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Abdallah Djaballah annonce des consultations avec « Benflis, Ghediri, Makri et d’autres »

Abdallah Djaballah annonce des consultations avec « Benflis, Ghediri, Makri et d’autres »

Abdallah Djabbalah, président du Mouvement de la justice et du développement, estime que la seule option qui reste pour l’opposition est de présenter un candidat unique à la prochaine présidentielle.

Invité de TSA Direct ce lundi 4 février, M. Djaballah a révélé qu’il compte entamer une série de consultations avec des personnalités et des partis « sérieux », dont « Ali Benflis, Ali Ghediri, Abderrazak Makri et d’autres » en vue de dégager un consensus. Il devrait rencontrer aujourd’hui même Ali Benflis, qui n’a pas encore annoncé officiellement sa candidature mais qui ne l’a pas exclue.

« Les membres du Madjliss Echoura du parti ont voulu que je me présente à la présidentielle, mais je me suis excusé. C’est alors qu’ont été prises les décisions de ne pas participer et d’entamer des discussions avec l’opposition sérieuse, partis ou personnalités, afin de dégager un consensus sur un candidat unique », dit-il.

« Ma conviction est qu’il faut une position commune, car seul le peuple peut retirer la légitimité au gouvernant, à supposer qu’il l’a élu par le passé. Il est difficile de faire partir le lobby qui détient le pouvoir aujourd’hui avec une multitude de candidatures. Cela lui donnerait l’occasion d’arranger les résultats de l’élection en sa faveur puis expliquer la victoire de son candidat par l’éparpillement des voix de l’opposition », argumente-t-il.

Évoquant la candidature de Abdelaziz Bouteflika pour un cinquième mandat, Abdallah Djaballah l’estime inéluctable, « sauf s’il décède », mais en porte-à-faux avec les dispositions de la Constitution.

« Que ce soit lui qui veut rester ou son entourage qui l’a poussé à se représenter, cela importe peu. L’essentiel, c’est que le peuple est mis devant le fait accompli. Il sera candidat, sauf s’il décède. C’est une trahison et une agression contre le peuple. Quand on voit les prérogatives constitutionnelles du président, on se rend compte que seul un homme qui dispose de toutes ses facultés peut assumer une telle responsabilité », tranche le président du FJD.

« Ceux qui parlent en son nom courent derrière leurs intérêts personnels et partisans. S’ils étaient fidèles au peuple, s’ils se souciaient des intérêts du peuple, ils n’auraient pas accepté d’adopter une telle position », dit-il à propos des soutiens du président Bouteflika, auquel il va jusqu’à dénier toute légitimité : « Le pouvoir, sous la conduite de Abdelaziz Bouteflika, n’a aucune considération pour le peuple. Cela a induit la prolifération de la corruption dans toutes les institutions de l’Etat. Aucune institution ne jouit de la légitimité constitutionnelle. Même le président de la République est illégitime, à cause d’abord de la fraude électorale, ensuite parce qu’il ne dispose pas des qualifications requises, intellectuelle, physique, mentale, ou de bonne gouvernance. Sa candidature, au vu des critères qu’un président doit remplir, est une grande erreur ».

L’invité de TSA poursuit à propos de ce « lobby » qui tiendrait selon lui les rênes de la décision. « Le lobby, c’est celui qui a été créé par Bouteflika. Sa façade ce sont les partis de l’Alliance, mais il y a aussi des hommes d’affaires et d’intellectuels. L’Algérie est dirigée par un lobby composé d’abord de l’armée, qui détient la clé de la désignation du président de la République, de la bureaucratie administrative qui a des accointances avec l’armée et enfin le lobby financier dans lequel on trouve d’anciens militaires ou leurs proches et amis », explique le président du FJD.

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