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Abdelkader Bensalah, une voie sans issue pour l’Algérie

Une semaine après la démission forcée de Bouteflika, Abdelkader Bensalah a été désigné, ce mardi 9 avril, président intérimaire pour une période de 90 jours. Immédiatement après sa désignation, des…

Abdelkader Bensalah, une voie sans issue pour l’Algérie
©MOHAMED MESSARA/EPA/MAXPPP - epa07493482 President of Algerian Council of the Nation (upper house of parliament) Abdelkader Bensalah attends a joint parliament session at the Palais des Nations in Algiers, Algeria, 09 April 2019. Algerian lawmakers of the two houses of the Parliament, the Council of the Nation and the People’s National Assembly, held a joint session and named Bensalah as interim president after the resignation of Abdelaziz Bouteflika on 02 April. According to constitutional rules, Bensalah will assume a 90-day interim presidency. EPA-EFE/MOHAMED MESSARA
Aicha Merabet
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Une semaine après la démission forcée de Bouteflika, Abdelkader Bensalah a été désigné, ce mardi 9 avril, président intérimaire pour une période de 90 jours.

Immédiatement après sa désignation, des dizaines de milliers d’étudiants sont sortis dans les rues à travers le pays pour dénoncer cet état de fait.

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À Alger, malgré la violence inhabituelle des forces de l’ordre, les étudiants ont manifesté pendant une partie de la journée pour dire non à une fausse transition menée par les hommes du président sortant.

Même à la présidence de la République, Bensalah a été accueilli par les conseillers de Bouteflika. Il n’est pas exclu que le discours qu’il va prononcer ce soir a été rédigé par le même conseiller qui a rédigé toutes les fausses lettres attribuées à Bouteflika.

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Sur les réseaux sociaux, l’indignation domine. Les appels à manifester vendredi prochain se multiplient. Il y a également des appels à des marches quotidiennes et d’autres à une grève générale.

Et comme pour Bouteflika il y a quelques semaines, très peu de voix, voire aucune voix, ne se fait entendre pour défendre Bensalah ou les choix du pouvoir.

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Aujourd’hui, nous nous retrouvons dans la même situation qu’au début des manifestations en février, avec exactement les mêmes interrogations : comment un président peut-il gouverner contre son peuple qui est dans la rue ? Comment un gouvernement inaudible, dirigé par un Premier ministre réputé grand spécialiste de la fraude électrode, peut-il convaincre ?

Comment le pouvoir compte-t-il organiser la prochaine élection présidentielle alors que tout montre que les Algériens vont empêcher les meetings et le déroulement d’un vote dont les résultats sont connus d’avance, quelles que soient les promesses de Bensalah ?

Avant sa démission, Bouteflika était contesté. Mais il avait des prérogatives de président élu. Pourtant, il n’a rien pu faire. Comment Bensalah, sans aucune prérogative, sans courage politique et avec une impopularité record – une partie de la population lui conteste même sa nationalité algérienne – peut-il penser un seul instant qu’il a une chance de mener sa mission ?

Sous Bouteflika, le pouvoir était arrogant et sourd, refusant d’écouter la population. Avec Bensalah, il est en train de commettre un acte aux conséquences dangereuses, en voulant imposer à tout un peuple des hommes et un processus rejetés.

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