Politique

Affaire Louisa Hanoune : une audience est programmée le 20 mai

Le collectif d’avocats de Louisa Hanoune a pu rencontrer, ce dimanche 12 mai, la secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT), incarcérée à la prison de Blida, après sa mise sous mandat dépôt par le tribunal militaire de Blida, le jeudi 9 mai 2019.

« Le collectif des avocats nous a informé que Louisa Hanoune a fait appel, 24 heures après son arrestation, de la décision du juge d’instruction de sa mise en détention provisoire. L’appel sera examiné lors de l’audience programmée pour lundi 20 mai. Le collectif nous a également informé qu’elle avait un très bon moral et affichait une grande sérénité car elle n’a absolument rien à se reprocher sur ses actions et ses activités aussi bien comme responsable politique que comme citoyenne », annonce un communiqué du PT.

« Informée des différentes prises de position contre son incarcération, (Louisa Hanoune) a tenu à saluer et remercié les partis politiques, les organisations syndicales, les responsables politiques et syndicaux, les personnalités nationales, les avocats, les journalistes, les étudiants ainsi que toutes les citoyennes et citoyens qui lui ont manifesté leur solidarité et ont appelé à sa libération », ajoute le communiqué.

Le PT rappelle qu’un Comité national pour la libération de Louisa Hanoune s’est constitué, samedi 11 mai, au siège national du parti à Alger, et qu’une campagne internationale est menée actuellement par l’Entente internationale des travailleurs et des peuples pour obtenir sa libération. Une pétition circule sur internet. Le Parti des travailleurs annonce qu’il organisera des déplacements quotidiens de militants « avec tous les amis qui le souhaiteront » au tribunal militaire jusqu’à la libération de Louisa Hanoune. « Pour nous, défendre Louisa Hanoune c’est défendre les libertés de tout le peuple algérien », conclue le communiqué du PT.

Louisa Hanoune serait poursuivie dans la même affaire que Said Bouteflika, frère et conseiller de l’ex-président de la République, et les généraux Mohamed Mediène et Athmane Tartag, ex-directeurs des services secrets.

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