
Les ministères de l’Agriculture et de l’Enseignement supérieur ont signé, dimanche 8 février 2026 à Alger, deux conventions pour renforcer la coopération dans le domaine des analyses agricoles, liées aux sols et aux engrais ainsi que l’amélioration du rendement des terres.
La première convention a été signée entre la direction générale des forêts et l’Institut technique des grandes cultures (ITGC), afin de fournir à cet institut des drones destinés à surveiller l’évolution des grandes cultures en termes de productivité et de lutte contre les maladies et les parasites.
A lire aussi : Air Algérie casse les prix avec une nouvelle promotion
« Cette convention vise à utiliser les drones pour le suivi des cultures stratégiques et un usage plus efficace des engrais. Cette action entre dans le cadre de l’introduction de la technologie et de la recherche scientifique au sein du secteur agricole », a déclaré le ministre de l’Agriculture, Yacine Oualid, dans une vidéo diffusée par la chaîne DZ News TV.
A lire aussi : Algérie : la galère des importateurs de véhicules
Il a précisé à ce propos la « nouvelle vision de son secteur liée à l’exploitation des résultats de la recherche scientifique dans le développement des grandes cultures, l’amélioration du rendement à l’hectare et la réalisation des objectifs de la sécurité alimentaire ».
Exploitation des résultats de la recherche scientifique
Pour lui, la modernisation du secteur agricole en Algérie ne peut se réaliser sans un « recours accru à la recherche scientifique et aux capacités des universités algériennes ».
A lire aussi : La France s’intéresse à la pomme de terre algérienne
La seconde convention paraphée entre la direction générale de la production agricole au ministère de l’Agriculture et la direction générale de la recherche scientifique et du développement technologique au ministère de l’Enseignement supérieur a pour objectif de « mobiliser les universités et leurs laboratoires afin de réaliser diverses analyses agricoles au profit des agriculteurs et des investisseurs selon une approche scientifique », a indiqué l’agence APS.
Ainsi, cette convention vient pallier le « déficit structurel » constaté, en termes « d’analyses fiables », et renforcer la qualité des décisions techniques ayant trait aux pratiques agricoles, a précisé la même source.
Les deux institutions partenaires vont collaborer pour optimiser l’utilisation des intrants conformément aux objectifs de modernisation et de durabilité des systèmes de production agricole et promouvoir la recherche scientifique, la formation pratique et le transfert efficace des connaissances vers le monde agricole.
Améliorer la productivité des grandes cultures
Yacine Oualid a mis l’accent sur l’importance de ces deux accords, qui s’inscrivent dans le cadre de la mise en œuvre des objectifs de la feuille de route du secteur pour 2026, visant l’amélioration de la productivité des grandes cultures.
Ces accords, a-t-il ajouté, permettront de trouver des solutions à de nombreux problèmes actuellement rencontrés par le secteur agricole, a affirmé la même source. « L’absence de culture de l’analyse des sols avant l’utilisation des engrais entraîne une baisse sensible de la productivité due à l’emploi de quantités ou de formulations inadaptées à la nature des sols », a relevé le ministre, cité par l’APS.
L’utilisation au préalable des analyses scientifiques augmentera de ce fait la productivité, en particulier dans les filières stratégiques comme la culture du blé, dont le rendement pourrait croître de 20 quintaux par hectare, a-t-il estimé.