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Algérie : forte hausse des importations de Chine en 2025

L’année 2025 a été marquée par un déficit colossal du commerce extérieur entre l’Algérie et la Chine.

Algérie : forte hausse des importations de Chine en 2025
L’Algérie a importé pour plus de 12 milliards $ de Chine en 2025. | Par Kalyakan - Adobe Stock
Badreddine Khris
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Le volume des échanges entre l’Algérie et la Chine suit une courbe ascendante depuis plusieurs années. L’ambassadeur de Chine en Algérie, Dong Guangli, a affirmé que ces échanges ne cessent de s’approfondir et la liste des « coopérations pragmatiques » avec l’Algérie s’enrichit continuellement.

Dans une interview qu’il a accordée au journal El Moudjahid, il a indiqué que « les échanges économiques et commerciaux constituent une composante essentielle des relations amicales sino-algériennes ».

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La Chine demeure depuis longtemps, a-t-il dit, le premier fournisseur de l’Algérie. « Le volume commercial total des 11 premiers mois de 2025 a déjà dépassé celui de toute l’année 2024. Plus précisément, les importations chinoises en provenance de l’Algérie ont atteint 1,19 milliard de dollars, soit une augmentation de 57,1% en glissement annuel, tandis que les exportations chinoises vers l’Algérie se sont élevées à 12,28 milliards de dollars, en hausse de 17% en glissement annuel », a précisé Dong Guangli.

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Des statistiques « incomplètes » de l’Ambassade portent, a-t-il déclaré, les investissements chinois en Algérie à près de 7 milliards de dollars. « Un chiffre qui continue de s’accroître à la faveur de l’intérêt des entreprises chinoises pour l’investissement en Algérie », a-t-il encore ajouté.

« L’Algérie bénéficie de 3.000 heures d’ensoleillement par an »

L’ambassadeur a confirmé l’intérêt des entreprises chinoises pour les énergies renouvelables, un domaine qui se développe progressivement en Algérie. Il citera, à titre d’exemple, le photovoltaïque qui constitue, a-t-il souligné,   l’un des axes de coopération envisagé par les sociétés chinoises .

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« L’Algérie bénéficie de plus de 3.000 heures d’ensoleillement par an, ce qui lui confère des conditions particulièrement favorables au développement de cette énergie renouvelable », a-t-il argué.

Le secteur de l’automobile a été également évoqué par M Dong Guangli.  «Plusieurs constructeurs chinois ont conclu des accords de production en coopération avec des entreprises algériennes et prévoient de fabriquer des véhicules localement en Algérie », a-t-il fait savoir.

Ce sont, selon lui, autant de projets qui contribueront non seulement à la création d’un grand nombre de postes d’emplois et à l’augmentation des recettes fiscales du pays, mais aussi à faire de l’Algérie un « pôle régional de production et de chaîne d’approvisionnement dans l’industrie automobile ».

Le domaine minier suscite aussi, a signifié le diplomate, un vif intérêt des sociétés chinoises notamment pour des projets tels que le gisement de minerai de fer de Gara Djebilet. Elles mènent actuellement des études approfondies en coopération avec leurs partenaires algériens.

Au-delà des domaines traditionnels de coopération tels que les infrastructures, le commerce et l’énergie, la présence des entreprises chinoises en Algérie s’étend ainsi à des secteurs émergents tels que les technologies numériques, l’agriculture moderne et l’intelligence artificielle.

Interrogé sur le niveau modeste du volume des exportations algériennes vers la Chine, l’ambassadeur a avoué que « la Chine fait preuve d’une volonté sincère d’importer davantage de produits algériens et poursuit clairement l’objectif de partager avec l’Algérie les opportunités offertes par son développement ».

Pour lui, le commerce bilatéral algéro-chinois est étroitement lié aux structures économiques et industrielles des deux parties et au stade de leur coopération.

 

Utilisation de la monnaie chinoise

 

« La partie chinoise est disposée à travailler de concert avec la partie algérienne pour étudier des arrangements de coopération plus pragmatiques et concrets autour des catégories spécifiques de produits, notamment les produits agricoles », a-t-il expliqué.

« La politique chinoise de tarif douanier zéro à l’égard des pays africains ayant des relations diplomatiques avec la Chine constitue l’une des mesures pragmatiques importantes visant à aider les pays africains, y compris l’Algérie, à accroître leurs exportations vers la Chine », a précisé encore l’ambassadeur. 

Par ailleurs, la Chine est disposée, a souligné Dong Guangli,  à explorer avec la partie algérienne « l’approfondissement de la coopération financière, notamment en matière de swap (échange) de devises, d’élargissement de l’utilisation du renminbi (monnaie chinoise) et d’optimisation des règlements transfrontaliers », afin d’élargir sans cesse un développement gagnant-gagnant de plus haut niveau, plus résilient et plus durable.

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