
L’Algérie lance officiellement le projet de fabrication d’un moteur à hydrogène vert, a annoncé ce dimanche 31 août le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Kamel Baddari.
Ce projet s’inscrit dans le cadre de la stratégie nationale de développement de ce secteur automobile, compte tenu du potentiel important du pays pour produire de l’hydrogène vert, grâce aux énergies renouvelables.
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« Convertir les moteurs diesel des bus de transport en moteurs à l’hydrogène vert »
« Le ministre de l’Enseignement supérieur a présidé, dimanche 31 août au siège du ministère, le lancement du projet de fabrication d’un moteur à hydrogène vert (BAHU) », en présence de plusieurs autres responsables des secteurs impliqués dans ce processus innovateur.
Il s’agit notamment de représentants du ministère de la Défense nationale, de la Direction centrale des industries militaires, du directeur général de la recherche scientifique et du développement technologique et de la directrice de l’École nationale supérieure des énergies renouvelables.
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Ce projet s’inscrit dans le cadre de la valorisation des résultats de la recherche et du développement, et de la transformation de l’innovation en résultats valorisables et industrialisables, précise le premier responsable du secteur de l’enseignement supérieur.
Concrètement, cette étape cruciale consiste en « la conversion des moteurs diesel des bus de transport en moteurs fonctionnant à l’hydrogène vert », selon le même responsable, qui souligne que le projet « permettra d’économiser 31 % de la production énergétique locale ».
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Le moteur à hydrogène vert « réduira considérablement les émissions de carbone »
De plus, le moteur de bus fonctionnant à l’hydrogène vert réduira considérablement les émissions de carbone résultant de l’utilisation du diesel et contribuera à la réalisation des objectifs de développement durable du programme de l’État 2024/2029.
Fin juin dernier, le directeur de l’Exploration au ministère de l’Énergie, des Mines et des Énergies renouvelables, Sofiane Dekkiche, avait assuré que la stratégie nationale de développement de l’hydrogène vert vise à l’exportation d’un million de tonnes par an à l’horizon 2040.
Selon lui, la valeur de l’investissement alloué par l’Algérie dans le cadre de cette stratégie « est estimée à 25 milliards de dollars pour atteindre cet objectif à l’horizon 2040 ».
Pour sa part, le directeur des Énergies renouvelables du groupe Sonatrach, Billel Kelache, a fait savoir que des projets pilotes sont en cours de développement au sein de l’entreprise nationale des hydrocarbures, afin d’acquérir de l’expertise et de l’expérience sur toute la chaîne de valeur de l’hydrogène vert.