
Le cabinet d’audit et de conseil KPMG a indiqué dans l’édition 2026 de son « Guide investir en Algérie », que le Produit intérieur brut (PIB) de l’Algérie a affiché une hausse régulière ces cinq dernières années.
Il est passé de presque 21.000 milliards de dinars en 2020, à 25.158 milliards de DA en 2021 et à 32 589 milliards de DZD en 2023.
A lire aussi : Air Algérie casse les prix avec une nouvelle promotion
Cette tendance est confirmée pour l’année en cours, puisque la Loi de finances (LF) 2026 a annoncé un PIB estimé à 41.878 milliards de DA, rappelle KPMG.
A lire aussi : Algérie : la galère des importateurs de véhicules
Le PIB hors hydrocarbures est réalisé à 70 % par le secteur privé et 30 % émanant du secteur public, relève le cabinet qui a repris les chiffres de la LF 2026 .
L’activité économique nationale devrait, en effet, poursuivre sa dynamique positive pour l’année 2026 avec un taux de croissance prévu de 4,1 %.
A lire aussi : La France s’intéresse à la pomme de terre algérienne
Une trajectoire positive que devrait assurer les performances attendues des secteurs hors hydrocarbures. C’est le cas de l’agriculture qui devrait enregistrer selon la LF 2026, une croissance de 5,4 % en 2026, des industries de 6,3 %, des bâtiments et travaux publics de 5,1 % et des services de 5 % également.
L’Algérie est le pays le moins endetté de la région Mena
En revanche, le taux de croissance en volume des hydrocarbures devrait stagner à 0,3 % à cause de la baisse attendue des exportations d’hydrocarbures et la hausse de la demande locale.
Mieux, les prévisions insérées dans la LF 2026 affichent un PIB à plus de 45 000 milliards de DA avec un taux de croissance de 4,4 % en 2027 et à 48 400 milliards de DA avec une croissance de 4,5 % en 2028.
Il est à noter que ce cadrage macroéconomique et budgétaire de la LF 2026 table sur un prix de référence fiscal du baril de pétrole brut estimé à 60 dollars US sur la période 2026-2028 pour un prix prévisionnel moyen de 70 dollars.
En comparaison à 2025, le PIB hors-hydrocarbures a cru à un rythme de 4,8 %, compensant la contraction de 1,4 % du PIB des hydrocarbures, relève la Banque mondiale dans son rapport du printemps 2025. La croissance du PIB était affichée à 3,3 % en 2025, a souligné l’instance internationale, boostée par la hausse de la production des hydrocarbures (+1,6 %).
Les estimations du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, portent, faut-il le rappeler, la valeur du PIB, à la fin de l’année 2027 à plus de 400 milliards de dollars.
Lors d’une entrevue avec la presse, le 7 février 2026, le président de la république a souligné que la cadence que suit actuellement l’économie nationale plaide pour la réalisation de cet objectif.
Un argument partagé par KPMG, qui classe l’économie algérienne à la troisième place dans la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (MENA).
L’Algérie possède 5,12 % des réserves mondiales d’or
« Locomotive du Maghreb, l’Algérie fait partie des quelques pays qui sont parvenus à faire reculer la pauvreté de 20 % en 20 ans », précise le Cabinet qui relève que l’Algérie possède, avec 173,6 tonnes, 5,12 % des réserves mondiales d’or.
En Afrique, l’Algérie est le pays ayant les plus grandes réserves d’or derrière la Libye. Dans le monde arabe, elle est devancée par l’Arabie saoudite avec 323 tonnes et le Liban avec 286 tonnes.
Selon KPMG, l’Algérie a remboursé la quasi-totalité de sa dette extérieure devenant ainsi le « pays le moins endetté des 20 pays de la région Mena avec une dette globale (long moyen et court terme) de 3,186 Milliards de dollars en 2023 ».