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Algerie : un constructeur automobile au cœur d’une controverse

Un communiqué d'un constructeur automobile installé en Algérie a suscité une vive polémique

Algerie : un constructeur automobile au cœur d’une controverse
Algérie : le constructeur automobile Tirsam au cœur d'une polémique. / DR
Badreddine Khris
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Le constructeur automobile Tirsam, spécialisé dans la fabrication et la distribution de camions et engins,  a rendu public une nouvelle disposition exigée dans la vente de ses véhicules, suscitant  une vive polémique en Algérie.

Cette note impose un engagement écrit de la part de l’acheteur pour que le camion soit « réservé à un usage strictement personnel et qu’il ne peut être cédé ni revendu à un tiers de manière définitive ».

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Tel que rédigé, le document, objet de vives critiques de la part des acteurs et des professionnels du secteur des transports, « interdit à vie » la revente des camions achetés par des clients.

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Le président de l’Association pour la protection des consommateurs (Apoce), Mustapha Zebdi a réagi à cette polémique et a expliqué que l’introduction de la phrase « ne peut être vendu ni transféré » sans préciser de durée, pourrait laisser entendre que l’engagement est à vie.

Or, une telle mesure est jugée sévère et porte atteinte aux libertés individuelles des personnes en Algérie. Car, tout acquéreur peut utiliser son bien en toute liberté.      

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«Pourquoi une telle clause? Le camion lui a-t-il été donné gratuitement ? Non, il l’a acheté avec son propre argent et il a le droit d’en disposer seul, sans intermédiaire. Autrement dit, c’est sa propriété et personne ne le lui a donné par charité. Cette mesure est illégale et porte atteinte à la liberté individuelle », déclare un internaute en réaction à cette controverse.

Les explications de l’entreprise

Face à l’ampleur du débat, l’entreprise Tirsam a tenu à apporter des clarifications.

Dans un communiqué, Tirsam indique que le document en question ne prévoit aucun engagement à vie interdisant l’achat ou la vente et qu’il ne vise en aucun cas à restreindre la liberté des personnes dans leurs transactions légales.

 La société estime que le texte a été mal interprété et été sorti de son cadre initial.

Le communiqué précise que cet engagement vise « à responsabiliser pleinement l’acheteur » quant à ses actes si le « camion vendu est utilisé à des fins spéculatives », tout en soulignant que la société ne peut être tenue responsable des « conséquences juridiques résultant de la violation des lois applicables ».

Tout en rappelant que son association soutient et encourage les engagements visant à lutter contre la spéculation, Mustapha Zebdi a exigé, cependant, que cette clause soit modifiée et clarifiée afin d’éviter toute confusion.

Par ailleurs, cette décision a été perçue comme une tentative de verrouillage total du circuit de distribution, dans un contexte marqué par une forte demande et une tension persistante sur le marché des véhicules industriels.

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