
Le groupe automobile Stellantis poursuit son offensive en Italie et en Algérie pour recruter de nouveaux équipementiers automobiles pour son usine algérienne de Tafraoui près d’Oran où elle assemble les véhicules de sa marque Fiat depuis décembre 2023.
En plus de la légendaire marque italienne, le constructeur franco-italo-américain va bientôt reprendre l’assemblage des voitures de la marque Opel qui fait partie aussi de sa galaxie.
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Alors qu’un salon « Mechanica » dédié aux sous-traitants dans la fabrication de véhicules se tiendra à Oran du 10 au 12 février, Stellantis a rencontré des équipementiers automobiles ce lundi 2 février à Turin, la grande ville industrielle du Nord de l’Italie où Fiat a vu le jour le 11 juillet 1899.
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Sur place, le groupe automobile a répondu aux accusations de délocalisation dont il fait l’objet en Italie, à la suite de l’annonce de cette rencontre fin janvier.
« Cette réunion turinoise est née de la prise de conscience du rôle crucial des équipementiers automobiles italiens pour la croissance du marché algérien », a expliqué Stellantis, selon Agenzia Nova, avant d’entrer dans le vif du sujet, en assurant qu’« il ne s’agit en aucun cas de délocalisation ou de production en Algérie destinée à l’exportation vers l’Europe ».
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Automobile : Stellantis dément vouloir se délocaliser en Algérie
« Il s’agit d’un modèle de production conçu pour le marché algérien », a ajouté le constructeur qui comprend les marques françaises du groupe PSA (Peugeot, Citroën et DS), Fiat, Alfa Romeo, Jeep, etc.
Face à l’opposition des syndicats et de certains responsables politiques, Mohamed Khelifi, ambassadeur d’Algérie en Italie, a appuyé le constructeur qui s’apprête à lancer les ventes de son nouveau modèle Fiat Grande Panda assemblé dans son usine algérienne.
« Il ne s’agit ni de compétitivité, ni de délocaliser des activités industrielles d’Italie vers l’Algérie. Au contraire, c’est une coopération où les deux parties sont gagnantes », a déclaré le diplomate algérien à la même agence, en soulignant que l’Italie « continuera de développer son tissu industriel, et l’Algérie fera de même ». « C’est un partenariat fondé sur une croissance mutuelle », a-t-il.
Toutefois, les assurances de Stellantis n’ont pas suffi pour dissiper les doutes et les craintes des syndicats, qui ont exprimé leur « profonde préoccupation » par l’organisation d’une réunion visant à présenter des opportunités d’investissement en Algérie.
Cette levée de boucliers en Italie sur les projets de Stellantis en Algérie illustre les difficultés pour attirer les constructeurs automobiles européens. Les syndicats et certains dirigeants politiques préfèrent toujours continuer à produire chez eux et à exporter vers le marché algérien, sans aucune contrepartie, même si les craintes des syndicalistes sont fondées sur les risques liés à la perte d’emplois dans des pays déjà fragilisés par la crise économique.