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Carnet de Campagne 3 : « Il faut faire comme le Japon… »

Carnet de Campagne 3 : « Il faut faire comme le Japon… »

Toufik Doudou / NEWPRESS

Moussa Touati, président du FNA, a estimé, à Skikda, que la solution à la crise que vit l’Algérie réside « en une révolution culturelle, économique et scientifique ». « Il faut faire comme le Japon. Ce pays n’a rien mais il a tout en même temps. Le Japon a enclenché une révolution culturelle pour effacer les traces de l’analphabétisme. Cela lui a permis de créer une génération numérique aujourd’hui », a-t-il déclaré. Il faut, selon lui, se débarrasser de toute forme d’égoïsme. « L’Algérie doit avoir une économie productive mais nous devons mettre fin à l’anarchie qui règne dans la gestion des biens publics », a-t-il préconisé.

Louisa Hanoune, secrétaire générale du Parti des travailleurs, a qualifié, à Tipaza, le projet de loi sur la santé de « criminel ». Elle a accusé les pouvoirs publics de vouloir faire passer ce texte en silence profitant de la campagne électorale. Un projet qui, selon elle, remet en cause certains acquis sociaux. « Nous assistons à un retour en arrière en matière sociale. On est en train de remettre en cause aussi les réalisations de la guerre de libération nationale », a-t-elle dit. Elle a également critiqué la loi de finance 2018 qui « va imposer l’austérité au citoyen ». « Des secteurs sensibles comme la santé et l’enseignement supérieur ont été touchés », a-t-elle souligné. Elle a appelé à lutter contre l’évasion fiscale et à imposer le remboursement des crédits bancaires pris ces dernières années.

Filala Ghouini, président du mouvement El Islah, a annoncé à Msila, que son parti envisage de proposer une loi criminalisant le colonialisme française. « Il faut honorer la mémoire de nos martyrs en préservant les acquis. Notre priorité est de renfoncer la confiance entre la population et les élus », a-t-il dit.

Mohamed Hadj Djilani, premier secrétaire du FFS, a déclaré à Alger que le parti renouvelle le serment pour les martyrs à la faveur de la célébration de la date anniversaire du 1 Novembre. « Notre référence est l’Appel du Premier novembre 1954. Cinquante cinq ans  après l’indépendance du pays, nous n’avons pas encore atteint tout ce que les martyrs ont souhaité pour l’Algérie indépendante », a-t-il regretté. La solution a la crise actuelle est, selon lui, dans la réalisation d’un consensus national pour bâtir une deuxième République. « Une République pluraliste où règne la justice sociale. Nous devons travailler tous ensemble pour atteindre les objectifs pour lesquels se sont sacrifié les martyrs », a-t-il appuyé.

Ali Benflis, président de Talaie Al Hurriyet, a déclaré, à Mila et Constantine, que l’insulte, l’invective et la falsification de l’Histoire ne « sortiront pas le pays de la crise ». « L’Algérie vit une situation de blocage économique et politique. En 13 ans, presque 1000 milliards de dollars ont été dépensés. La part de l’industrie dans le PIB ne dépasse pas les 5%. Il en est de même pour l’agriculture et le tourisme », a-t-il expliqué. « Les gouvernements se succèdent sans apporter de véritables solutions aux problèmes », a-t-il ajouté. Il a salué le rôle de l’armée dans le maintien de la sécurité dans le pays. Il a appelé à un dialogue politique « calme, pacifique, graduel et consensuel » pour faire sortir le pays de la crise. « Que ce dialogue prenne le temps qu’il faudra », a-t-il appuyé.

Amar Ghoul, président de TAJ, a déclaré, à Bouira, que son parti milite pour « un changement positif et productif » dans le pays aux fins de « préserver les acquis de la paix » après « des années d’instabilité causées par le terrorisme ». « C’est l’heure de l’unité pour l’intérêt de tous. Nous devons oublier nos différends, les intérêts partisans…», a-t-il déclaré.

Belkacem Sahli, président de l’ANR, a plaidé à Tamanrasset pour que les programmes de developpement répondent aux spécificités régionales. « Cela aide à trouver des solutions efficaces aux problèmes et aux préoccupations de la population », a-t-il estimé.

Abdelaziz Bélaid, président du Front El Moustakbal, a souhaité à Boumerdes que les jeunes algériens accèdent aux postes de responsabilité. « Il faut qu’on fasse confiance à cette catégorie importante de la société . Il faut aller vers des réformes radicales pour répondre aux attentes des jeunes algériens», a-t-il dit. Il a appellé à la révision du code de commune et de wilaya. « Il nous faut supprimer la tutelle qui est imposée aux élus », a-t-il noté. « C’est grâce à eux que nous sommes ici. Avons-nous été à la hauteur de leurs sacrifices ? Aujourd’hui, nous vivons une profonde crise politique, économique et d’éducation. Il faut beaucoup de temps et de travail pour faire relever l’Algérie. La mauvaise gestion pousse aujourd’hui les Algériens à quitter le pays », a-t-il constaté.

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