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Comité de redressement de l’UGTA : Hamarnia veut la tête de Sidi Said

Le Comité national de redressement du parcours syndical de l’UGTA (Union générale des travailleurs algériens), dont la création a été annoncée au début de cette semaine, poursuit sa structuration au niveau des wilayas.

« Nous avons actuellement des représentants dans 27 wilayas. Nous ne pouvons pas donner des détails pour l’instant pour éviter les représailles. Et nous continuons à recevoir des demandes d’adhésion. Des anciens secrétaires nationaux, des membres du Comité exécutif national (CEN) et des anciens cadres sont avec nous et ont apposé leurs signatures. Le secrétariat national a demandé à tous les unions de wilayas de soutenir Abdelmadjid Sidi Said, le secrétaire général. Nous leur avons dit de le faire pour qu’ils ne soient pas écartés. Mais, c’est provisoire », explique, Mohamed-Tayeb Hamarnia, ex-secrétaire général de l’Union d’Annaba de l’UGTA, membre du Conseil de la nation et coordinateur du comité, dans une déclaration à TSA, ce mardi.

Lundi, une réunion des responsables des fédérations nationales de la centrale syndicale s’est tenue au siège de l’UGTA à Alger pour apporter un soutien public à Abdelamadjid Sidi Said (absent à la réunion).

« Ils leur ont ordonné de ramener avec eux les cachets et de signer. S’ils ne l’avaient pas fait, ils auraient été sanctionnés », accuse Mohamed Tayeb Hamarnia, qui a eu à diriger le département de l’organique au niveau du secrétariat national de l’UGTA, avant d’être écarté en septembre 2017 par Sidi Said.

« Où est l’UGTA ? Silence total ! »

L’UGTA s’est, selon lui, complètement éloigné du combat syndical et de la défense des droits matériels et moraux des travailleurs.

« L’UGTA garde le silence alors que le pays connait une contestation sociale et des grèves. Avez-vous entendu l’UGTA dénoncer, soutenir ou accompagner ce mouvement ? Où est l’UGTA ? Silence total ! L’UGTA est absente sur le terrain comme si nous n’avions pas des travailleurs à défendre. Il n’y a qu’à citer l’exemple des fonctionnaires. Il y a des déviations. Il y a des responsables qui ne servent que leurs intérêts personnels. Ils sont incapables d’affronter les travailleurs. Le secrétariat national actuel est faible. Nous voulons rectifier le parcours de l’UGTA en tant que syndicat. Nous voulons que le Comité exécutif national (haute instance entre deux congrès) se réunisse mais qu’il ne soit pas présidé par le secrétaire général. Nous voulons le départ de Sidi Said », affirme M. Hamarnia.

Dans son premier communiqué, le comité de redressement a accusé Sidi Said de servir des intérêts politiques en s’accaparant de tous les pouvoirs. « Il faut nettoyer l’UGTA des parasites et des opportunistes », ont exigé les redresseurs.

Le comité envisage de publier un second communiqué la semaine prochaine pour annoncer les actions menées sur le terrain. L’UGTA, qui a signé le Pacte économique et social avec le gouvernement et le patronat, a cessé d’organiser des mouvements de grève depuis plus de dix ans. Abdelmadjid Sidi Said, 69 ans, est secrétaire général de l’UGTA depuis 1997. Il a succédé à Abdelhak Benhamouda, assassiné le 28 janvier 1997.

 

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