
L’Algérie a décidé de réactiver la procédure de déroutement des navires pour faire face à la congestion de ses ports en ce début d’année 2026.
Dans une note datée de mardi 6 janvier, le directeur de la marine marchande au ministère de l’Intérieur et des Transports a demandé au PDG de Serport de réactiver sans délai cette mesure prise le 2 juin dernier en Conseil des ministres. Dans cette note, il a jugé impératif d’actionner ce levier pour alléger la pression sur les ports du pays où la situation est « alarmante ».
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Le déroutement des navires doit se faire vers un port offrant de « meilleures conditions de prise en charge », en termes d’efficacité et de timing, selon la note.
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La nature des marchandises transportées et les conditions de prise en charge dans les ports où les navires sont orientés doivent être prises en charge dans la décision de déroutement.
Saturation des ports algériens : une situation « alarmante »
La décision de dérouter les navires a été prise en juin dernier en Conseil des ministres afin de faire face au problème de la congestion des ports qui coûte à l’Algérie chaque année des surestaries importantes en devises payées aux armateurs étrangers.
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En plus de cette mesure, l’Algérie a décidé d’agrandir le port de Djen Djen à Jijel pour lui permettre d’accueillir de gros navires de transport de conteneurs, et elle projette de réaliser un grand port en eaux profondes dans la région de Cap Djinet dans la wilaya de Boumerdès.
Entre 2012 et 2022, le fret maritime a coûté 38 milliards de dollars à l’Algérie. Après un pic de plus de quatre milliards de dollars en 2013 (4,035 milliards $) et 2014 (4,058 milliards USD), ce montant a baissé à 2,58 milliards de dollars en 2020 à cause de la crise du Covid-19, avant de rebondir à 3,145 milliards de dollars en 2022, selon une étude de l’Institut de recherche, sondage et marketing qui a été réalisée dans le cadre du Forum maritime d’Alger 2024.
Pour les importations, l’Algérie a importé pour plus de 44 milliards de dollars en 2023.