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Conseil de paix de Trump : Mohamed VI s’empresse d’accepter

Le roi du Maroc Mohammed VI s’est empressé de dire oui au président américain Donald Trump qui l’a désigné dans son Conseil de paix

Conseil de paix de Trump : Mohamed VI s’empresse d’accepter
Mohammed VI s’empresse d'accepter l'invitation de Trump au conseil de paix / Capture d'écran Youtube
Riyad Hamadi
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Le roi du Maroc a été invité par Donald Trump à faire partie de son “conseil de paix” et il a accepté. L’annonce a été faite lundi 19 janvier par le ministère marocain des Affaires étrangères.

Mohammed VI est présenté dans le communiqué comme le “président du comité Al Qods”, un titre hérité de son père Hassan Il, sans effet tangible sur le soutien du royaume à la cause palestinienne.

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Le Maroc, qui a normalisé ses relations avec Israël en 2020, n’émarge pas au registre des grands défenseurs du peuple palestinien y compris lorsque la population civile de Gaza a subi un véritable génocide à partir d’octobre 2023.

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Trump a annoncé en octobre dernier, après la conclusion d’un accord de cessez-le-feu à Gaza, un projet de créer un conseil de la paix chargé de superviser la paix et la reconstruction de l’enclave palestinienne.

Mais la divulgation de la ”charte constitutive” du conseil révèle un mandat bien plus large pour cet organe que certains observateurs n’hésitent pas à qualifier de “concurrent” pour l’ONU.

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Le Conseil de la paix est une organisation internationale qui vise à promouvoir la stabilité, à rétablir une gouvernance fiable et légitime, et à garantir une paix durable dans les régions touchées ou menacées par des conflits”, est-il indiqué dans le préambule du texte envoyé aux personnalités invitées à y siéger.

Dans une allusion claire à l’ONU, le texte fustige des “approches et institutions qui ont trop souvent échoué”.

Le conseil de la paix est sous emprise américaine totale. Présidé par Donald Trump lui-même, il est composé en majorité de personnalités américaines.

Dans la liste dévoilée lundi 19 janvier, figurent notamment le secrétaire d’État Marco Rubio, le gendre de Trump Jared Kushner, son conseiller Steve Witkoff et l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair.

Un roi absent de son pays désigné au conseil de paix de Trump

Plusieurs chefs d’État étrangers ont en outre fait savoir qu’ils ont été invités par Trump à rejoindre le conseil, dont les présidents argentin Javier Milei, turc Recep Tayyip Erdogan, et égyptien Abdel Fattah al-Sissi, ainsi que le Premier ministre canadien Mark Carney.

Aucun chef d’État n’a cependant apporté sa réponse. Seul Mohamed VI, un roi absent de son pays qu’il gère à distance, s’est empressé de donner son accord et de signer les yeux fermés. La propagande marocaine présente l’initiative comme étant “réservée à un groupe restreint de leaders de stature internationale” et que l’invitation “constitue une reconnaissance du leadership éclairé” de Mohammed VI.

Tout en saluant l’engagement et la vision du président Donald Trump pour la promotion de la paix”, le roi “a bien voulu répondre favorablement à cette invitation” et “le Royaume du Maroc ratifiera la charte constitutive de ce Conseil”, a indiqué la diplomatie marocaine dans son communiqué.

Dans la continuité du double discours marocain par rapport à la cause palestinienne, le communiqué a réitéré  l’engagement du royaume “en faveur d’une paix juste, globale et durable au Moyen-Orient, permettant l’établissement d’un Etat palestinien dans les frontières de 1967 avec Jérusalem-Est comme capitale, vivant côte-à-côte et en paix avec Israël”.

Dans les faits, le “président du comité Al Qods” n’a pas été d’un grand secours pour le peuple palestinien, comme le montre son silence devant le génocide de Gaza et le renforcement croissant de la coopération militaire et sécuritaire entre le Maroc et Israël.

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