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Crise France – Algérie : « ce sont les franco- algériens qui vont en faire les frais »

Pour l’historien français Benjamin Stora, la crise actuelle entre la France et l’Algérie va impacter les Franco-Algériens.

Crise France – Algérie : « ce sont les franco- algériens qui vont en faire les frais »
Lynda Hanna
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Les franco-algériens sont les premières victimes de la crise actuelle entre l’Algérie et la France, a estimé, jeudi 27 février, l’historien français spécialiste de l’Algérie, Benjamin Stora.

L’Algérie et la France vivent une crise diplomatique sans précédent. Au rythme où vont les choses, cette tension est bien partie pour s’inscrire dans la durée. Alger et Paris multiplient en effet les décisions et les annonces qui n’augurent rien de bon pour leurs relations.

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Pour l’historien français Benjamin Stora, ce sont les citoyens franco- algériens qui risquent de payer les frais de cette situation inédite. “Ceux qui vont en faire les frais de cette crise, ce sont les franco-algériens », a-t-il regretté, jeudi 27 février, sur le plateau de BFMTV.

Ces franco- algériens, a-t-il ajouté,  « sont très inquiets parce qu’il y a beaucoup de gens qui ont de la famille en France et en Algérie. À partir de là, ils ont le sentiment d’être pris en otage ».

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L’historien souligne que « du côté de l’Algérie aussi, il y a de l’inquiétude parce que la question de la circulation était déjà très compliquée. On parle de l’accord de 1968, mais le problème pour un Algérien aujourd’hui, c’est d’avoir un visa, ce n’est pas l’accord de 1968 ».

Un accord de restriction

Concernant l’accord de 1968, qui revient tel un leitmotiv depuis quelques mois en France, Benjamin Stora estime que le texte « était un accord de restriction ». 

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Et d’expliquer : « En 1962 dans les accords d’Evian, il y avait cette libre circulation entre l’Algérie et la France. Du coup on l’a restreint avec l’accord de 68 et on a donné une compensation aux travailleurs algériens avec le type de résidence, de logements etc ».

L’invité de BFMTV a tenu à préciser que « les Algériens n’ont jamais demandé que cet accord soit absolument respecté ».

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