
Les candidats à la présidentielle du 12 décembre ont jeté leur dévolu, pour le premier jour de campagne, sur le sud du pays.
Principales villes ciblées : Adrar et Tamanrasset. Tandis qu’Abdelmadjid Tebboune, Abdelaziz Belaid et Azzedine Mihoubi seront à Adrar, Ali Benflis quant à lui a décidé d’animer un meeting à Tamanrasset.
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D’ordinaire, le choix de la ville pour débuter la campagne obéit à des considérations symboliques. Mais compte tenu du contexte politique marqué par des manifestations massives contre la présidentielle, chaque mardi et vendredi, les postulants ont semble-t-il préféré prêcher la bonne parole par deux villes du sud traditionnellement connue pour leur calme
« La wilaya d’Adrar a été choisie pour débuter la campagne, eu égard au grand nombre de zaouïas qu’elle compte et qu’il importera de convaincre de l’importance du programme de notre candidat et des solutions qu’il propose à la crise que traverse le pays, mais aussi compte tenu du grand nombre d’adhérents du parti dans cette wilaya », a expliqué Mohamed Fadene, directeur de campagne d’Azzedine Mihoubi, selon des propos repris par l’agence officielle.
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Pour le président du Front El Moustakbal, le choix d’Adrar est dicté par le souhait du bureau local du parti. « C’est le bureau de wilaya d’Adrar qui a souhaité que le candidat du parti, Abdelaziz Belaid, entame sa campagne à partir de cette wilaya à travers un meeting », a indiqué le chargé de l’information de parti, Raouf Maamri, selon la même source.
Quant au directeur de campagne de Tebboune, il s’est abstenu de fournir des explications à l’agence. Le directeur de campagne d’Ali Benflis s’est juste contenté d’affirmer que celui-ci entamera sa campagne par l’extrême sud, à Tamanrasset précisément puis à Tlemcen.
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Seul, le président du mouvement El Bina, Abdelkader Bengrina a préféré prendre le « pouls » d’Alger en envisageant une rencontre de proximité. Les candidats ont trois semaines pour tenter de convaincre les électeurs de leurs programmes et de se rendre en masse au scrutin.