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Détenus du drapeau amazigh : la LADDH évoque une « justice à deux vitesses »

Détenus du drapeau amazigh : la LADDH évoque une « justice à deux vitesses »

La Ligue algérienne de défense des droits de l’Homme (LADDH, aile Me Benissad), s’est réjouie ce mercredi de la relaxe prononcée par le tribunal de Bab El Oued en faveur de cinq détenus accusés d’ « atteinte à l’unité nationale » pour le port de l’emblème amazigh.

« Le tribunal a fait une saine application de la Loi, car il n’y a aucune disposition pénale qui incrimine le port d’un emblème autre que l’emblème national », écrit la LADDH dans un communiqué. «Pas de peine sans texte en application du principe de légalité », rappelle-t-elle.

En revanche, la LADDH déplore les condamnations prononcées, hier mardi, par le tribunal de Sidi M’Hamed. «Malheureusement, un autre tribunal d’Alger a condamné d’autres jeunes sur la base du même chef d’inculpation alors même que les poursuites étaient infondées sur le plan légal », observe la LADDH.

« Comment convaincre les justiciables et les Algériens de cette justice à deux vitesses où pour le même chef d’inculpation, dans deux tribunaux relevant de la même Cour et dans la même République, certains sont libérés et d’autres condamnés ? », s’interroge-t-elle.

« Le sentiment d’injustice est la pire des atteintes à la dignité de la personne humaine », estime cette ONG qui appelle, par ailleurs, à la libération de tous les détenus et à la protection des libertés fondamentales.

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