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L’Algérie devrait maintenir le cap de la croissance économique en 2026, estime la Banque mondiale dans ses prévisions pour la région Moyen-Orient, Afrique du Nord, Afghanistan et Pakistan (MENAAP).
Malgré une conjoncture régionale et mondiale défavorable, en raison de la guerre qui a eu lieu du 28 février au 8 avril contre l’Iran, les prévisions pour la croissance du PIB de l’Algérie, établies en janvier dernier, ont fait l’objet d’une révision à la hausse de 0,2 points, pour se situer à 3,7 %.
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Une performance appréciable comparée aux prévisions globales pour toute la région MENAAP, soit un PIB en croissance de seulement 1,8 %, contre 4,0 % en 2025, selon le bulletin économique de la BM consacré à cette région.
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L’économie algérienne sera donc épargnée par les contrecoups de l’instabilité régionale.
Néanmoins, et malgré la révision à la hausse du taux de croissance, celle-ci ralentit légèrement en 2026 par rapport à l’exercice précédent à cause de facteurs internes.
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Le rapport de la Banque mondiale cite “la mise en œuvre du plan d’assainissement budgétaire à moyen terme, qui prévoit notamment un ralentissement de la croissance des salaires et une baisse des dépenses d’investissement”.
Algérie : la Banque mondiale prévoit une forte contraction du déficit budgétaire 2026
La croissance du PIB par habitant de l’Algérie sera également appréciable, à 2,4 % en 2026, en très léger recul par rapport aux 2,5 % de 2025. Les prévisions de l’évolution de l’inflation font état d’un taux prévisionnel de 2,8 %. Le rapport prévoit par ailleurs la contraction du déficit de la balance des comptes courants à -2,4 %, contre -5,9 % en 2025.
Le déficit budgétaire de l’Algérie devrait aussi se contracter, de -13,0 % en 2025 à -7,4 % en 2026.
Pour l’ensemble de la région, la Banque mondiale a révisé ses prévisions à la baisse. L’Arabie saoudite devrait par exemple enregistrer un taux de croissance de 3,1 % au lieu de 4,3 % initialement prévu.
Certains pays ont même subi des révisions à la baisse de deux chiffres, comme l’Irak (-15,1 %), le Qatar (-11 %) ou encore le Koweït (-9 %).
Ces prévisions de croissance de la Banque mondiale surviennent après celles du Fonds monétaire international (FMI) concernant le PIB en parité du pouvoir d’achat (PPPA).
L’Algérie est classée quatrième du monde arabe avec un PPPA de 915,79 milliards de dollars en 2025. Le PIB de l’Algérie en parité du pouvoir d’achat est supérieur à ceux de ses deux voisins réunis (Maroc 457,52 mds USD et Tunisie 193,86 milliards). L’Algérie n’est devancée dans le monde arabe que par l’Arabie saoudite, l’Égypte et les Émirats arabes unis.