
La ligue algérienne de défense des droits de l’Homme (LADDH) a dénoncé ce samedi l’attitude de l’administration d’Aokas dont le refus « arbitraire » des conférences est à l’origine des « dérapages ». La LADDH qui a déjà « exprimé sa solidarité avec le café littéraire et son indignation face a l’interdiction arbitraire » de ces activités, « tient pour responsable l’administration locale et les pouvoirs publics contre tout dérapage à Aokas ».
Dans un communiqué publié après une nouvelle interdiction musclée ce samedi d’une autre conférence que devait animer le linguiste Ramdane Achab, le bureau de Bejaia de la LADDH a appelé « la population à la clairvoyance et à exprimer ses revendications légitimes dans le strict cadre pacifique et organisé ». « Elle appelle les services de sécurités et les pouvoirs publics a la retenue et réitère son appel au respect des droits d’association, d’organisation et d’expression, tous garantis par la Constitution et les conventions internationales des droits de l’Homme ratifiées par l’Algérie ».
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Des affrontements ont éclaté aujourd’hui à Aokas entre des jeunes qui ont participé à une marche de dénonciation des interdictions répétées des conférences qu’organise le café littéraire local et les forces anti-émeute dépêchées sur les lieux. Celles-ci ont évacué de force la conférence qui a été organisée par la population sans autorisation, selon des sources locales. Plusieurs personnes ont été malmenées et tabassées dont le caricaturiste de TSA, Ghilas Aïnouche présent à la conférence.
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