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Entreprises des oligarques emprisonnés : l’appel du PT

Le débat sur le sort des entreprises des hommes d'affaires condamnés dans des affaires de corruption comme Ali Haddad et les frères Kouninef revient au-devant de la scène.

Entreprises des oligarques emprisonnés : l’appel du PT
Aicha Merabet
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Le débat sur le sort des entreprises des hommes d’affaires condamnés dans des affaires de corruption comme Ali Haddad et les frères Kouninef revient au-devant de la scène.

Afin de préserver les milliers d’emplois qu’elles procurent, le Parti des Travailleurs (PT) appelle à leur nationalisation.

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La solution de la récupération par l’État a été adoptée pour de nombreuses sociétés se trouvant dans la même situation.

C’est le cas par exemple de l’usine de trituration des graines oléagineuses du groupe Kouninef, sise à Jijel, et qui a fait l’objet d’une visite ces derniers jours du ministre de l’Industrie qui a annoncé son entrée en production fin 2023.

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L’usine d’assemblage de véhicules installée par le groupe Tahkout à Tiaret a repris ses activités en octobre dernier après sa nationalisation au même titre que l’entreprise de transport universitaire du même groupe.

« Une mesure patriotique »

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Le sauvetage décidé par l’État pour de nombreuses entreprises a permis de sauver des milliers d’emplois. Néanmoins, l’État n’a pas repris toutes les entreprises concernées.

Certaines demeurent toujours dans le flou, comme le signale le Parti des Travailleurs dans un communiqué. Chantre des nationalisations et pourfendeur des privatisations, le PT a récemment appelé à la reprise par l’État des actifs du groupe de travaux publics ETRHB de Ali Haddad.

Une prise de position qui a amené les travailleurs d’une entreprise du groupe Kouninef à saisir le parti de Louisa Hanoune pour signaler leur situation.

Contrairement à la société Nutris qui gère l’usine d’huile de Jijel, reprise par le groupe Madar, l’entreprise de travaux publics KOUGC, fondée par la famille Kouninef, est complètement à l’arrêt, alertent ses travailleurs.

Selon le PT, qui reprend les doléances des travailleurs, tous les postes en contrat à durée déterminée (CDD) ont été liquidés et 230 employés se retrouvent arrêtés « abusivement » et sans leurs « droits ». Ces travailleurs n’auraient pas reçu leurs certificats de travail et leurs 15 mois de salaires impayés.

« Les intérêts du pays et ceux des travailleurs dictent la préservation de l’outil de production et des emplois », estime le parti de Louisa Hanoune pour qui « la renationalisation des entreprises appartenant aux ex-oligarques est une mesure patriotique ».

Lien permanent : https://tsadz.co/7m3kc

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