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États-Unis : Donald Trump élargit le travel ban à des voisins de l’Algérie

Le président américain Donald Trump a élargi l’interdiction de voyage aux États-Unis (Travel Ban) à de nouveaux pays africains dont des voisins de l’Algérie.

États-Unis : Donald Trump élargit le travel ban à des voisins de l’Algérie
Les États-Unis interdisent l’entrée à 19 pays, dont des voisins de l’Algérie. | PIXABAY
Badreddine Khris
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Le président américain, Donald Trump, vient d’élargir la liste des pays concernés par la mesure de « travel ban » (interdiction de voyager vers les États-Unis) imposée depuis juin 2024.

Évoquant des raisons de « sécurité nationale », Donald Trump a décidé d’interdire l’admission sur le territoire américain aux ressortissants de sept nouveaux pays, dont la plupart en Afrique, ainsi que la Syrie et les Palestiniens.

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Le visa d’entrée en Amérique pour les résidents de ces pays est, par conséquent, refusé de manière systématique. Ce qui porte le nombre de pays frappés par cette mesure à dix-neuf.

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Parmi les cinq pays dont les ressortissants ont été ajoutés mardi dernier à la liste des personnes interdites d’entrée aux États-Unis, quatre sont situés en Afrique : le Burkina Faso, le Mali, le Niger et le Soudan du Sud, ce dernier étant déjà soumis à d’importantes restrictions de voyage. Le Mali et le Niger sont des voisins de l’Algérie.

D’autres pays, dont la Sierra Leone en Afrique et le Laos en Asie, avaient été soumis à des restrictions partielles lors de la première présidence de Trump et également en juin, et ont été placés maintenant sur la liste des pays soumis à des restrictions totales.

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Donald Trump cite le Burkina Faso, le Mali, le Niger… trois pays d’Afrique où des organisations terroristes maintiennent leurs activités. Leurs ressortissants, immigrants ou non-immigrants, seront désormais interdits d’entrée aux Etats-Unis.

 

L’Afrique, la région la plus ciblée par Trump

 

La Syrie et les personnes munies de documents de voyage délivrés par l’Autorité palestinienne, figurent également sur cette liste.

La visite du président syrien, Ahmed Al-Charaa, à la Maison Blanche, le 10 novembre dernier qui devrait marquer le réchauffement des relations entre Damas et Washington, n’a pas empêché les USA à  » blacklister  » ce pays qui « sort d’une grave période de troubles et de conflits internes », justifie la Maison Blanche.

Les autorités syriennes n’ont toujours pas de système de délivrance « adéquat » de documents de voyage, explique l’administration Trump. Cela dit, cette sanction intervient après le décès en Syrie de trois Américains dans une attaque contre une base militaire des Etats-Unis dans ce pays.

Quant à la Palestine, argue Donald Trump,  «l’Autorité exerce un contrôle quasi inexistant », alors que « plusieurs groupes terroristes opèrent activement en Cisjordanie et dans la bande de Gaza ».

L’Afrique reste, ainsi, la région la plus durement touchée par la décision de l’administration Trump.  Sur les quinze pays soumis à des restrictions partielles, douze se situent en Afrique. Il s’agit de l’Angola, du Bénin, de la Côte d’Ivoire, du Gabon, de la Gambie, du Malawi, de la Mauritanie, du Nigeria, du Sénégal, de la Tanzanie, de la Zambie et du Zimbabwe. Les deux autres pays sont Antigua-et-Barbuda et la Dominique, deux nations des Caraïbes, et les Tonga, dans le Pacifique Sud.

Exceptions ou dérogations

Cependant, quelques exceptions ou dérogations seront accordées, notamment pour les résidents ou encore les personnes « dont l’entrée sert les intérêts nationaux des États-Unis », est-il mentionné dans la décision américaine. Les athlètes, les diplomates ou encore les personnes détenant un visa existant devraient être épargnées par cette décision.

Le Turkménistan voit les conditions d’entrée de ses ressortissants aux Etats-Unis allégées. Concerné par les restrictions mises en place en juin dernier, le pays d’Asie centrale aurait réalisé des « progrès significatifs », indique la Maison Blanche.

Outre les conséquences diplomatiques, cette mesure peut constituer une opportunité pour les rivaux de Washington, tels que la Russie et la Chine, de renforcer leurs liens avec l’Afrique, estiment des observateurs. Elle pénalise, en outre, les résidents de ces pays désireux de poursuivre leurs études, réaliser des affaires ou faire du tourisme aux USA.

L’autre problématique soulevée a trait à la coupe du monde 2026 dont les USA sont co-organisateurs avec le Mexique et le Canada. Si pour les joueurs et les staffs des équipes nationales l’accès sera, bien entendu, autorisé, il ne le sera pas pour les supporteurs des pays touchés par le travel ban.    

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