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Exclusion de Salima Ghezali : « Cette fâcheuse décision n’est pas digne d’un parti comme le FFS »

Exclusion de Salima Ghezali : « Cette fâcheuse décision n’est pas digne d’un parti comme le FFS »

Samir Bouakouir, ancien porte-parole du FFS, a dénoncé, ce lundi 15 octobre, l’exclusion de la députée Salima Ghezali des rangs du parti. « La radiation de Salima Ghezali du FFS pour n’avoir pas demandé l’autorisation de publier une opinion politique est à la fois choquante et absurde », écrit M. Bouakouir dans une déclaration.

Salim Ghezali a été exclu dimanche des rangs du FFS à cause d’une contribution sur le général Gaid Salah. Le 13 août 2018, Salima Ghezali a signé en tant que journaliste et écrivaine une tribune dans TSA sous le titre « Réponse au général de corps d’armée Ahmed Gaid Salah ». Elle reprochait notamment au vice-ministre de la Défense et chef d’état-major de l’ANP de « défendre un système autoritaire et corrompu (…) qui s’acharne à désorienter la société, à détruire le politique et à coloniser le militaire ».

« Ils m’ont sanctionnée parce que j’ai utilisé, comme toujours, comme depuis que j’ai appris à parler, ma liberté d’expression pour défendre un principe théoriquement sacré au FFS qui est la primauté du politique sur le militaire, et autre, la plate-forme de la Soummam », a-t-elle souligné hier dans une déclaration à TSA.

« Cette fâcheuse décision n’est (…) pas digne d’un parti comme le FFS, précurseur du combat pour la démocratie et les libertés, toutes les libertés », souligne Samir Bouakouir.

« La lettre de Salima Ghezali, dont je partage largement les grandes lignes, aurait dû donner lieu à un débat politique libre au sein, et à l’extérieur, des instances du parti. En effet, Interpeller aujourd’hui l’Armée sur les risques d’enlisement fatal pour le pays et débusquer, sous prétexte de respect de la légalité constitutionnelle, la fausse neutralité derrière laquelle se réfugie son État-major pour perpétuer un ordre autoritaire et corrompu est une démarche pertinente et responsable. Elle permet de poser les vrais termes du débat au moment où des pseudo-opposants font diversion en s’agitant fiévreusement autour d’un hypothétique cinquième mandat », ajoute l’ancien responsable du FFS.

Samir Bouakouir appelle les responsables du FFS à annuler « cette injustifiable décision ». « Les purges staliniennes, dont j’ai été victime tout comme nombre de cadres et de militants ainsi que les règlements de comptes doivent cesser pour laisser place à une Rencontre nationale où seront conviés anciens et nouveaux cadres, non pas dans une sorte de messe faussement fraternelle, donnant lieu à des congratulations hypocrites, mais pour engager une sérieuse réflexion politique et stratégique sur l’avenir du pays, comme un prélude à l’organisation d’un Congrès de refondation », conclut-il.

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