Direct Live Search
Search

Exode des cadres algériens : le coup de gueule et les piques de Zeghmati

Le ministre de la Justice Belkacem Zeghmani a abordé ce mardi à Chlef l’exode des cadres algériens, et lancé des piques à l’adresse de ceux qui ne font rien pour les retenir.

Exode des cadres algériens : le coup de gueule et les piques de Zeghmati
Chabi Ouardia
Durée de lecture 2 minutes de lecture
Suivez nous sur Google News
Suivez nous Google News
Clock 2 minutes de lecture

L’Algérie perd chaque année ses meilleurs cadres qui partent émigrer à l’étranger. L’exode des cerveaux prive le pays d’une élite capable de le hisser au niveau des nations développées.

Face à ce phénomène qui a pris de l’ampleur ces dernières années, les gouvernements successifs se sont montrés impuissants. Parfois, ils encouragent même les cadres à quitter le pays, en raison du manque de visibilité dans tous les domaines, de la crise économique endémique et de la corruption généralisée. La révolution du 22 février a redonné de l’espoir aux cadres algériens, mais ces derniers continuent de quitter le pays.

A lire aussi : Algérie : onze nouvelles wilayas créées, voici la liste

En campagne pour le référendum du 1er novembre sur la révision constitutionnelle ce mardi 27 octobre à Chlef, le ministre de la Justice a abordé ce sujet sensible. Sans langue de bois, Belkacem Zeghmati a pointé le doigt l’ancien système, sans charger les cadres algériens qui quittent le pays pour faire valoir leurs talents sous d’autres cieux.

A lire aussi : Tebboune dénonce des « ingérences flagrantes et une tragédie humanitaire » au Soudan

Pour le garde des sceaux, les jeunes algériens sont « capables de réaliser des miracles » et de « relever les défis ». « Combien de cadres l’Algérie a formé ? Combien de jeunes formés ? Ils sont partis ailleurs, on n’a pas su comment se comporter avec eux. Les autres ont investi en eux, ils ont cueilli les fruits. Nous, on n’a rien obtenu. Pourquoi ? Parce qu’on ne leur a pas donné leurs droits. Aujourd’hui, dans n’importe hôpital en Europe, il y a des Algériens. Ils ont conquis toute la planète », a dit Zeghmati dans un meeting populaire.

Le ministre de la Justice a poursuivi en lançant des piques à ceux qui doutent des capacités des jeunes algériens, et qui les incitent à quitter le pays. Fait-il allusion à son collègue de la Jeunesse et des sports Sid Ali Khaldi, qui a lancé jeudi dernier à Alger : « Celui qui n’est pas content n’à quitter le pays ». Des propos qui ont scandalisé les Algériens, et le ministre a dû présenter ses excuses.

A lire aussi : Algérie : le RCD tranche sur sa participation aux législatives de 2026

À l’opposé de Khaldi, M. Zeghmati s’interroge sur les raisons qui font que l’Algérie peine à retenir ses enfants.

« Ces jeunes ont convaincu le monde entier sur la capacité de l’université algérienne, des enseignants algériens. Est-ce que cela est impossible ? On ne peut pas retenir nos enfants chez nous. Est-ce que c’est raisonnable ? Est-ce qu’il y a une mère qui chasse ses enfants ? Est-ce qu’il y a une mère qui éloigne ses enfants ? L’Algérie, c’est la mère. C’est l’Algérie qui a enfanté ces cadres, comment se fait-il qu’aujourd’hui elle leur demande de partir ? Comment se fait-il que l’Algérie abandonne ses enfants ? Est-ce que c’est raisonnable ? Qu’est ce qui nous est arrivés ? Où étions-nous ? Qu’est ce qui nous a rendus aveugles ? Si les chouhadas étaient de retour, ils nous pendraient tous, sans exception, tous. C’est très grave ».

Pour Zeghmati, la nouvelle constitution est claire sur la place des expatriés algériens. « Il faut s’occuper convenablement de notre communauté algérienne à l’étranger, en tirer profit, même à distance », plaide-t-il.

Lien permanent : https://tsadz.co/k40mq

TSA +