
Pour accompagner la forte demande sur son modèle récent, Fiat Grande Panda, la marque italienne, ainsi que sa maison mère, Stellantis, ont dû mobiliser des ouvriers étrangers venus de plusieurs pays, dont l’Algérie et le Maroc.
Mais le constructeur est accusé de pratiquer une politique salariale injuste envers ses travailleurs internationaux dans son usine de Kragujevac, en Serbie, alors que ses ouvriers italiens perçoivent des salaires beaucoup plus élevés.
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« Chacun est rémunéré selon son pays d’origine, de 600 € à plus de 2.000 euros »
Le modèle le plus récent de Fiat, la Grande Panda, suscite un succès dès son lancement, aussi bien en Europe qu’ailleurs. Le groupe Stellantis a donc décidé de renforcer ses équipes dans les ateliers d’assemblage afin d’accompagner ce succès et de répondre à la forte demande.
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Le géant automobile franco-italo-américain a en effet mobilisé des ouvriers venus de toute l’Europe, mais aussi de plusieurs autres pays étrangers, dont l’Algérie et le Maroc, notamment dans son usine serbe de Kragujevac, rapporte le média spécialisé Auto News ce lundi 15 décembre.
Sur les chaînes d’assemblage de la Fiat Grande Panda de l’usine serbe, des Italiens, des Serbes, des Marocains, des Algériens et des Népalais… travaillent côte à côte. Mais les salaires qu’ils perçoivent sont différents et fixés en fonction de leurs nationalités.
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« Chacun est rémunéré selon son pays d’origine, de 600 à plus de 2.000 euros », a confié Giovanni, ouvrier italien détaché temporairement en Serbie, cité par le média italien Corriere della Sera.
Les ouvriers algériens et marocains perçoivent à peine 600 à 800 euros par mois
Il s’avère en effet que les ouvriers italiens conservent leur contrat national avantageux, avec des salaires pouvant atteindre jusqu’à plus de 2.000 euros grâce aux majorations de nuit et aux heures supplémentaires.
Cependant, les ouvriers internationaux, dont des Algériens, des Marocains, des Serbes et des Népalais, constitués principalement de jeunes sans grande expérience, perçoivent souvent à peine 600 à 800 euros par mois.
L’ouvrier italien déplore une réalité « triste » pour ses collègues étrangers, qui font pourtant le même travail que lui. « Ce n’est certainement pas juste », dit-il.
Dans un climat de cadence accrue, « derrière chaque Fiat Grande Panda produite se cache une réalité de disparités salariales », dénonce pour sa part Auto News, soulignant que ce choix de Stellantis « met en lumière un problème structurel ».