
Pour la première fois de son histoire, le Parti socialiste français se retrouve sans candidat propre à l’élection présidentielle, symbole d’un effacement politique sans précédent.
Héritier de Jaurès, de Blum et des grandes conquêtes sociales, le PS semble désormais incapable de proposer un horizon politique à la hauteur de son histoire. Il traverse une crise d’identité, de leadership et de cohérence, aggravée par les divisions internes et la faiblesse de sa direction.
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Parti socialiste : les raisons du naufrage
Le quinquennat de François Hollande, alias « Flanby », le bien nommé, a marqué un tournant dans cette décomposition.
Le drame du PS tient à ce paradoxe : il conserve un nom chargé d’histoire, mais peine à incarner une ambition politique identifiable.
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À force de compromissions et de compagnonnage parlementaire avec les macronistes, il brouille les frontières entre opposition et soutien au pouvoir. Cette ambiguïté achève de discréditer sa parole et d’éloigner une partie de son électorat.
Raphaël Glucksmann : occuper l’espace laissé par le PS et faire barrage à LFI
Dans ce paysage, Raphaël Glucksmann, qui a remporté la primaire socialiste dès le premier tour face au premier secrétaire du PS Olivier Faure et Ségolène Royal, poursuit une stratégie dont les objectifs semblent clairs : occuper, avec Place publique, l’espace laissé vacant par les socialistes et, surtout, empêcher La France Insoumise (LFI) de s’imposer comme la principale force de gauche.
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Ce nouveau Macron, véritable idiot utile de la recomposition politique en cours, refuse de nommer, ne serait-ce que du bout des lèvres, le génocide des Palestiniens à Gaza.
En contribuant à fragmenter davantage la gauche, il risque de torpiller ses chances de rassemblement en 2027 et de faire le jeu de la droite radicale et de l’extrême droite. Le PS, lui, pourrait assister à sa propre disparition, victime de ses renoncements autant que des ambitions de ceux qui convoitent son héritage.
Comble du comble, François Hollande, l’homme qui a présidé le naufrage du PS, envisage désormais un retour sur le devant de la scène. Après avoir désorienté son camp, fracturé la gauche et laissé derrière lui un parti exsangue, il ose se présenter en recours. L’homme du bilan calamiteux voudrait ainsi endosser les habits du sauveur. Il faut oser. Mais en France, décidément, plus rien ne nous étonne.