
Mairies incendiées, préfectures attaquées, des rues et des magasins dévastés : en France, les manifestations contre la vie chère ont été émaillées de violences ce samedi 17 octobre.
Quelque 800 000 personnes sont sorties à l’appel de plusieurs organisations syndicales et des partis de gauche après une semaine de mobilisation des lycéens contre le manque de moyens dans les lycées. Cette journée de colère a été marquée par des scènes de chaos et de pillage à Paris, Lyon, Marseille, Limoges.
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Emmanuel Grégoire, le maire socialiste de la capitale français évoque des « rues entières » qui ont été « méthodiquement ravagées ». Le bilan des violences et pillages commis samedi à Paris serait « lourd » et « d’ampleur immense ». À France Info, il a fait état de « dégâts sur l’espace public et des monuments qui ont été dégradés, cassés ».
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La situation est totalement hors de contrôle à Paris dans le secteur République.
Des dizaines de boutiques sont pillées depuis plus de deux heures sur le boulevard Magenta.
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#Paris #17octobre https://t.co/iV95XdDyby
— Luc Auffret (@LucAuffret) October 17, 2026
Le maire de Marseille Benoît Payan réclame des comptes
À Marseille, les violences ont touché des édifices publics et des magasins. « Le poste de police municipale de la Canebière a été vandalisé, les portes de l’Hôtel de Ville ont été forcées, de nombreux commerces ont été dégradés », a écrit le maire de la deuxième plus grande ville de France, le socialiste Benoît Payan, en faisant état d’une situation « hors de contrôle » dans le centre-ville de Marseille dans la matinée de ce samedi.
Marseille : plusieurs dizaines de manifestants ont pénétré brièvement samedi dans le hall de la mairie, sur le vieux port, après avoir enfoncé la porte en criant « c’est la Révolution, on prend la Bastille ». Ils ont été dispersés par des forces de l’ordre ⤵️ https://t.co/QMtEYxYZTK
— Agence France-Presse (@afpfr) October 17, 2026
« Les manifestants ne sont pas des casseurs. Les casseurs, je veux qu’ils soient en prison. Je veux savoir ce qui s’est passé, je ne me tairai pas. Je veux savoir pourquoi dans cette ville, des gens ont pu impunément casser », a-t-il déclaré à BFMTV.
Manifestations du 17 octobre: « Les casseurs, je veux qu’ils soient en prison », assène Benoît Payan, maire de Marseille après une intrusion dans l’Hôtel de Ville https://t.co/JP3mR3t7Ro
— BFM (@BFMTV) October 17, 2026
Le président Emmanuel Macron a réagi en mettant en garde les casseurs. « Aucune place pour la violence dans notre République. Ceux qui ont cassé, attaqué les préfectures comme les commerces, pillé jusqu’à nos mairies, seront poursuivis et punis », a-t-il écrit.