
Le grave dérapage d’un candidat du parti Les Républicains de Bruno Retailleau aux municipales françaises (15 et 22 mars), qui a qualifié les Algériens de « peuple de cafards » continue de suscite des réactions en France.
Le sénateur écologiste d’origine algérienne Akli Mellouli a dénoncé ce vendredi des propos d‘une « gravité extrême », qui appellent à une « condamnation ferme » et « sans ambiguïté ».
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Le candidat en question est Vincent Thiéry, colistier du maire sortant à Saint-Raphaël (Cote d’Azur), qui selon une enquête du Var-Matin, a traité les Algériens de « peuple de cafards » dans des tweets et commentaires sur les réseaux sociaux.
Il a été aussi démasqué par le compte Tajmaât sur X qui précise que Thiéry Vincent a ensuite supprimé les messages racistes à l’encontre des Algériens et des Maghrébins.
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Akli Mellouli fait la leçon à Thiéry Vincent qui a traité les Algériens de « cafards »
🇫🇷 FLASH – Le colistier @vincent_thiery, membre de la liste du maire @FMasquelier83 à Saint-Raphaël, a qualifié les Algériens de «peuple de cafards» et publié de nombreux messages racistes visant les Maghrébins.
Craignant une polémique, il a supprimé ses tweets et nie les faits. pic.twitter.com/A67NYlkGK9
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— Tajmaât (@Tajmaat_Service) March 6, 2026
Pour Akli Mellouli, une « telle déshumanisation n’est pas seulement une insulte : elle rappelle les mécanismes les plus sombres de l’histoire, ceux qui consistent à nier l’humanité d’un peuple pour mieux attiser la haine ».
Le sénateur estime que tels propos viennent d’un candidat engagé dans une campagne municipale les « rend encore plus inacceptables ».
« La responsabilité politique exige l’exemplarité, le respect et la mesure », assène Akli Mellouli qui rappelle que les femmes et les hommes d’origine algérienne font « partie intégrante de l’histoire de la France ». « Nos deux peuples sont liés par des histoires familiales, humaines et culturelles profondes », a-t-il ajouté.
Le sénateur écologiste affirme que la « haine n’a pas sa place dans le débat démocratique ». « Elle doit être combattue avec fermeté et sans complaisance », a-t-il dit.