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Le président Abdelmadjid Tebboune, a annoncé, à l’issue de sa rencontre, lundi 16 février, avec son homologue nigérien, Abdourahamane Tiani, le lancement des travaux du gazoduc transsaharien (TSGP) sur le territoire nigérien après le Ramadan qui commence jeudi 19 février en Algérie.
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La compagnie pétrolière algérienne Sonatrach entamera l’installation du pipeline dans la partie nigérienne.
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Sur une distance de 4.200 km, il n’en reste que 1 800 km à réaliser de ce projet, avait indiqué le ministre algérien des hydrocarbures et des mines, Mohamed Arkab.
Le projet qui s’étend du Nigéria jusqu’aux côtes algériennes et destiné à l’exportation du gaz nigérian a connu la « réalisation d’une grande partie », selon M. Arkab.
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Il n’en reste que 100 kilomètres sur le territoire du Nigéria, 841 kilomètres au Niger et « moins de 700 km en Algérie », a précisé le ministre sur les ondes de la Chaîne III de la Radio algérienne en mars 2024
Le gazoduc transsaharien traversera le Nigeria sur une distance de 1037 km, parcourra 841 km du territoire du Niger et 2250 km, le plus long tronçon, en Algérie pour arriver à la côte méditerranéenne.
L’Algérie, le Niger et le Nigeria ont signé, faut-il le rappeler, le mois de février 2025 à Alger, un accord, pour le développement du projet de Gazoduc transsaharien en vue d’acheminer près de 30 milliards de m3 de gaz naturel, du Nigeria vers l’Europe, via le Niger et l’Algérie.
Le projet arrivera à Hassi R’mel d’où il repart vers l’Italie à travers le gazoduc algérien déjà opérationnel le Transméditerranéen (Transmed). Le TSGP renforcera ainsi la position de l’Algérie en tant qu’acteur énergétique majeur et son rôle de trait d’union entre l’Afrique et l’Europe.
Quel est l’intérêt du gazoduc TSGP ?
Grâce à TSGP, l’Europe pourrait, de ce fait, diversifier ses sources d’approvisionnement en gaz naturel notamment dans un contexte géopolitique marqué par la guerre entre la Russie et l’Ukraine. L’Europe a enclenché le processus de réduction progressive de ses approvisionnements en gaz russe, et s’est tournée vers d’autres pays notamment l’Algérie.
Les Etats-Unis ont imposé indirectement son GNL (gaz naturel liquéfié) en forçant la main à l’UE pour conclure en juillet 2025 un contrat pour l’achat des produits énergétiques américains afin d’éviter la hausse des droits de douanes imposée par l’administration de Donald Trump.
Mais les récentes tensions entre Washington et Bruxelles sur le Groenland ont changé la donne et l’UE ne veut pas remplacer une dépendance au gaz russe par une autre.
Dans ce contexte, elle mise sur la diversification de ses sources d’approvisionnement notamment d’Algérie, plus grand producteur et exportateur de gaz en Méditerranée.
Dans ce contexte, l’intérêt du gazoduc transsaharien refait surface. Il va permettre à l’Algérie de renforcer sa position de fournisseur de gaz de l’UE et de hub gazier entre l’Afrique et l’Europe.