
Des inconnus ont endommagé vendredi à l’aube le domicile athénien d’un enfant réfugié afghan, qui s’était retrouvé au centre d’une controverse sur l’intégration fin octobre, a indiqué la police.
L’enquête sur cette attaque a été confiée à la direction policière spécialisée contre la violence raciste.
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Les inconnus ont jeté des pierres et bouteilles, contre ce rez-de-chaussée situé dans la banlieue populaire de Dafni et hébergeant une réfugiée afghane et ses trois jeunes enfants dans le cadre d’un programme de relogement du haut-Commissariat de l’ONU aux réfugiés.
Outre des vitres brisées, les agresseurs ont laissé derrière eux un carton où était inscrit : « Pars d’ici et rentre chez toi ». La famille a demandé à être relogée ailleurs, a précisé l’agence de presse grecque Ana.
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Scolarisé dans le quartier, l’aîné, Amir, 11 ans, avait été tiré au sort pour porter le drapeau grec au nom de son école lors du traditionnel défilé des élèves commémorant, le 28 octobre, le rejet par la Grèce de l’ultimatum de l’Italie fasciste, en 1940.
Alors que l’extrême droite grecque bataille tous les ans contre la présence de jeunes porte-drapeaux étrangers dans ces défilés, Amir avait été finalement écarté de cet honneur par la direction de l’école.
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Le ministère de l’Éducation a ordonné une enquête interne sur cette affaire, largement relayée par les médias.
Depuis le grand exode vers l’Europe de 2015 et 2016, la Grèce accueille des dizaines de milliers d’exilés, notamment Syriens, Irakiens et Afghans, bloqués dans le pays par la fermeture des frontières européennes.