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Guerre au Moyen-Orient : combien l’Iran tiendra-t-il ?

La guerre israélo-américaine contre l’Iran a bouclé ce samedi sa première semaine. Le conflit embrase tout le Moyen-Orient. L’Iran peut-il résister longtemps ?

Guerre au Moyen-Orient : combien l’Iran tiendra-t-il ?
Après une semaine de guerre, combien l’Iran tiendra-t-il ? / Par Zerophoto / Adobe Stock
Riyad Hamadi
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Une semaine après son déclenchement, la guerre que mènent les États-Unis et Israël contre l’Iran ne présente pas des signes de désescalade.

Pendant que Téhéran résiste et table sur le facteur temps, une invasion terrestre est envisagée et le spectre d’un embrasement généralisé du Moyen-Orient plane toujours.

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Les premières conséquences mondiales sont déjà là avec la flambée des prix du pétrole et du gaz, en attendant celle par ricochet des produits alimentaires et des matières premières.

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En une semaine, Israël et les États-Unis ont mené des milliers de frappes sur l’Iran. Le guide suprême Ali Khamenei et une grande partie de l’élite militaire iranienne sont éliminés dès les premières attaques.

Le feu s’est très vite propagé à toute la région à travers les missiles et les drones lancés par l’Iran sur les bases américaines dans le Golfe. Une quinzaine de pays sont plus ou moins touchés, y compris Chypre et l’Azerbaïdjan.

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L’Arabie saoudite hausse le ton

Le président iranien Massoud Pezechkian a présenté ce samedi 7 mars ses excuses aux pays du Golfe touchés et leur a assuré que l’Iran ne les attaquera que si des frappes américaines sont effectuées à partir de leurs territoires.

Alors que les Émirats arabes unis ont fermé leur ambassade à Téhéran dès le début de la guerre, l’Arabie saoudite hausse le ton après l’annonce de l’interception de drones iraniens se dirigeant vers les champs pétrolifères du royaume.

L’Arabie saoudite “prendra toutes les mesures nécessaires pour défendre sa sécurité et protéger son territoire« , a prévenu son ministère des Affaires étrangères, qui n’a pas exclu de riposter à cette « agression injustifiée« .

Pour la première fois, l’implication du Pakistan est insinuée. “Nous avons discuté des attaques iraniennes contre le Royaume et des mesures nécessaires pour y mettre fin dans le cadre de notre accord stratégique conjoint de défense”, a écrit le chef de la diplomatie saoudienne après une rencontre avec son homologue pakistanais vendredi.

Trump menace de frapper « très fort »

Autre prélude d’une plus grande complication du conflit, la tentative américaine d’utiliser les séparatistes kurdes pour affaiblir le régime Iranien de l’intérieur, ce qui pourrait amener la Turquie à intervenir directement, comme elle l’a fait en Syrie.

Au Liban, c’est déjà la guerre ouverte, avec des frappes israéliennes dévastatrices sur les positions du Hezbollah et même des incursions terrestres dans le sud du pays.

Après une semaine, l’intensité des frappes américaines et israéliennes ne faiblit pas. Elles risquent même de passer à une autre étape, à en croire Donald Trump qui a promis une “très forte frappe” ce samedi.

Une intervention terrestre est aussi envisagée par le président américain au cours d’une rencontre en dehors de la Maison Blanche avec des membres du Parti républicain.

Pour le moment, Téhéran résiste. La capacité de l’Iran à supporter une guerre longue est la clé de ce conflit, estiment les observateurs qui soulignent que les États-Unis et Israël sont surpris par la résilience montrée par les Iraniens malgré les coups durs qui leur sont portés.

Le scénario du Venezuela ne s’est pas réédité et, pris de court, Trump a réuni en catastrophe les dirigeants de l’industrie d’armements pour les sommer d’augmenter immédiatement la production de munitions et de missiles pour reconstituer les stocks qui se vident.

Le pétrole gagne 20 dollars en une semaine

La suite des événements pourrait être aussi déterminée par la capacité de l’Iran à tenir longtemps le détroit d’Ormuz par où passent 20 % de la production mondiale de pétrole et 30 % des exportations.

L’Iran a annoncé mercredi que le détroit est “sous le contrôle total” de sa marine et a menacé de couler tout navire qui tentera de le traverser, bloquant de fait une grande partie du commerce mondial de pétrole.

L’impact est instantané avec des cours qui ont franchi vendredi la barre des 90 dollars le baril, soit une hausse de 30 % depuis le début du conflit.

Une inflation mondiale des prix des produits alimentaires et des matières premières, comparable à celle qui a suivi le déclenchement de la guerre en Ukraine en 2022, n’est pas exclue.

Cette nouvelle guerre contre l’Iran semble avoir été décidée dans la précipitation sans un calcul pointu de ses conséquences sur la stabilité régionale et mondiale.

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