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Guerre contre Gaza : l’Espagne agit contre Israël et montre la voie

L’Espagne prend des décisions fortes contre Israël en raison de la guerre à Gaza, et montre la voie à l’Europe et à certains pays arabes.

Guerre contre Gaza : l’Espagne agit contre Israël et montre la voie
Le gouvernement espagnol est passé à l’action / Par Pixabay de Pexels
Rafik Tadjer
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Alors que les pays arabes et islamiques peinent à prendre des décisions fortes contre Israël, l’Espagne montre la voie. Madrid ne se contente pas de dénoncer le génocide en cours à Gaza.

Le gouvernement espagnol est passé à l’action en décidant d’annuler un contrat de près de 700 millions d’euros pour des lances roquettes de conception israélienne dans la foulée de l’embargo qu’elle a décrété sur les contrats d’armements avec Israël.

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Lundi, le ministre de la Culture espagnol Ernest Urtasun a annoncé que son pays boycotterait le prochain Eurovision prévue à Vienne en 2026 en cas de présence d’Israël, rejoignant ainsi les positions de la Slovénie, des Pays-Bas et de l’Irlande.

Contestations populaires

Aux décisions courageuses du gouvernement de Pedro Sanchez s’ajoutent la contestation populaire.

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La Vuelta, le tour d’Espagne cycliste, devait se terminer en apothéose dimanche 14 septembre. Mais ce sont les manifestants pro-palestiniens qui ont marqué la clôture de la compétition par une autre action retentissante et de nouvelles images impressionnantes.

Dimanche, les manifestations, qui contestent la présence d’une équipe israélienne à la Vuelta, ont réussi à faire annuler la dernière étape en bloquant l’itinéraire sur la route de Madrid.

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Avec les positions courageuses de son gouvernement et les actions de terrain de sa population, l’Espagne sauve l’honneur d’une Europe trop compromise et laxiste devant les crimes d’Israël contre le peuple palestinien.

Les coureurs ont été contraints de s’arrêter à 50 kilomètres de la capitale espagnole. Plusieurs actions pro-palestiniennes ont été menées dans différentes villes d’Espagne depuis le début de la compétition le 23 août, mais celle de ce dimanche est impressionnante et fera date par l’incroyable mobilisation qu’elle a suscitée.

Selon le gouvernement espagnol, plus de 100.000 personnes ont pris part à la manifestation qui a forcé les organisateurs à arrêter la dernière étape. Une telle mobilisation en dit long sur la sympathie dont jouit la cause palestinienne dans ce pays européen.

Les Espagnols ne veulent pas de la participation de l’équipe israélienne Israel-Premier Tech (IPT) à cette édition 2025 de la Vuelta, l’une des plus prestigieuses compétitions de cyclisme au monde. L’équipe est la propriété du milliardaire israélien Sylvan Adams, proche du Premier ministre Benyamin Netanyahou.

Dénonciation du génocide à Gaza : l’Espagne montre la voie 

Plusieurs étapes ont été perturbées par les manifestants dans de nombreuses régions d’Espagne, notamment dans le Pays Basque et dans les Asturies. Sous la pression du gouvernement israélien, l’équipe a refusé de se retirer, mais elle a été contrainte par la forte mobilisation à retirer toute mention à Israël sur ses maillots, vendredi 5 septembre.

Le bras de fer s’est donc terminé par une retentissante victoire des contestataires qui ont empêché l’équipe israélienne et avec elle tous les participants à entrer dans Madrid.

Ce n’est pas une guerre, c’est un génocide”,  “Halte aux morts d’enfants innocents”, a scandé la foule.

Des membres du gouvernement espagnol ont aussi apporté leur soutien à cette action, notamment le Premier ministre Pedro Sanchez qui a exprimé ce lundi sa “profonde admiration pour la société civile espagnole qui se mobilise contre l’injustice”.

Israël ne devrait participer à “aucune compétition internationale tant que la barbarie continuerait”, a estimé ce lundi le président du gouvernement espagnol.

Madrid maintient la pression sur Tel-Aviv

La ministre du Travail, Landa Díaz, a déclaré pour sa part que “la société espagnole ne tolère pas que le génocide à Gaza soit normalisé dans des événements sportifs ou culturels”.

Le gouvernement espagnol est l’un des premiers en Europe à dénoncer les crimes de guerre d’Israël à Gaza dès le début de l’agression en octobre 2023. Il a été aussi l’un des tout premiers pays du vieux continent à reconnaître officiellement l’État palestinien, dès mai 2024.

L’Espagne montre aujourd’hui la voie à l’Europe et à tout l’Occident. Les observateurs s’attendent déjà à des actions populaires d’ampleur partout dans le monde pour empêcher Israël d’être représenté aux prochaines grandes compétitions sportives, comme le marathon de Berlin la semaine prochaine et celui de New York le 2 novembre, ou encore les jeux olympiques d’hiver de Milan en février 2026.

Depuis le début de la guerre à Gaza il y a près de deux ans, près de 65.000 Palestiniens ont été tués par l’armée israélienne et plus de 165.000 blessés.

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