
Israël et les États-Unis ont déclenché samedi 28 février une nouvelle guerre contre l’Iran. Une guerre qui risque d’embraser toute la région. Les pays du Golfe sont déjà directement touchés par les tirs de missiles et de drones iraniens qui ciblent les bases militaires américaines qu’ils abritent.
À qui profite cette nouvelle aventure de Donald Trump et de Benyamin Netanyahou ?
Le diplomate algérien Abdelaziz Rahabi est formel : l’escalade et le risque d’embrasement du Proche-Orient ne profitent qu’à Israël.
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Dans un post sur les réseaux sociaux, l’ancien ambassadeur d’Algérie à Madrid explique qu’Israël a ainsi réussi à différer le processus de normalisation de l’Iran avec les pays du Golfe qui, souligne-t-il, “ont gagné ces dernières années une place de choix en termes de soft-power et s’imposent comme des acteurs diplomatiques de poids”.
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Armes nucléaires : le jeu dangereux de Donald Trump
La situation actuelle va consolider “la rente d’Israël”, assure en outre l’ancien ministre de la Communication, rappelant que Tel-Aviv se présente comme “le bouclier de la région contre le programme nucléaire de l’Iran” et affirmera désormais son statut de “représentant exclusif des intérêts stratégiques” des États-Unis dans la région.
Abdelaziz Rahabi souligne par ailleurs le danger de la politique actuelle du président américain qui risque de déboucher sur la prolifération de l’arme nucléaire qu’il prétend traquer en Iran.
“Primo géniteur” du droit international actuel dont il réclame l’application en Ukraine et au Groenland mais pas en Palestine ou en Iran, l’Occident ouvre ainsi la voie au retour du “règne sans partage de la force”, analyse le diplomate algérien.
Selon lui, Donald Trump en fait une démonstration “brutale et déraisonnable” et son attitude va “paradoxalement favoriser la prolifération des armes nucléaires qui s’imposent de plus en plus comme la seule garantie de paix dans un monde de plus en plus marqué par l’équilibre de la terreur.”