Société

Hadj : l’Algérie lésée par l’Arabie saoudite

L’Arabie saoudite lèse l’Algérie en lui attribuant un quota annuel de hadjis inférieur à ce qui devrait être, selon l’Organisation internationale de surveillance de la gestion saoudienne des lieux saints, également appelée « Al Haramain Watch ».

« Le régime saoudien lèse l’Algérie en lui attribuant un quota de hadjis faible par rapport à son nombre d’habitants », selon l’organisation qui affirme que « selon la méthode de calcul du nombre de hadjis qui veut que ce quota corresponde à mille hadjis pour chaque million d’habitants, le quota de l’Algérie devrait être de 41 000 en 2018 puisque son nombre d’habitants est de 41 millions ».

Le Quota de l’Algérie pour 2018 est de 36 000 hadjis, soit 5000 de moins que le quota qu’elle aurait eu si cette méthode de calcul était appliquée.

L’organisation créée au début de l’année se présente comme une « institution mondiale de surveillance de l’administration saoudienne des lieux saints à la Mecque et Médine, notamment « al haramain » et les lieux historiques islamiques dans le royaume ».

En janvier, Mohamed Aissa, ministre des Affaires religieuses avait affirmé que les négociations avec les autorités saoudiennes pour augmenter le quota de l’Algérie étaient « toujours en cours en vue d’obtenir 1000 passeports supplémentaires et bénéficier des quotas non exploités des autres pays », ajoutant que l’Arabie saoudite « n’établit pas les quotas des pays selon le nombre d’habitants mais en fonction des capacités d’accueil ».

Les négociations en vue d’obtenir un plus grand quota semblent avoir échoué, puisqu’au mois de février, le tirage au sort des hadjis avait été organisé pour l’attribution de 36 000 passeports.

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