
Même si l’Algérie n’est pas concernée par la mort du militant d’extrême droite Quentin Deranque le 14 février lors d’une rixe entre extrémistes à Lyon en France, elle n’a pas été épargnée par le déferlement haineux qui a suivi ce drame.
Lors de la marche en hommage à ce jeune militant identitaire de 23 ans, des activistes d’extrême droite ont scandé des slogans hostiles à l’Algérie et aux Algériens. Le lendemain, des tags racistes ont été découverts sur les murs de la commune Saint-Didier-au-Mont-d’Or.
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« Ici c’est Lyon pas l’Algérie », avec une croix celtique qui signifie « suprématie de la race blanche », selon la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme, rapporte le Progrès de Lyon.
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Un autre tag, la « France aux Français » a été découvert lundi matin dans la même commune aisée qui est située dans le département du Rhône.
L’algérophobie gagne les petites communes
Ludovic Balmefrezol, conseiller municipal et candidat pour les municipales de mars prochain, a indiqué que c’est la première fois qu’il voit de « tels genre de tag, avec ce niveau d’écriture » dans cette commune, selon le même média.
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Ces tags inscrits dans une petite commune aisée de la région lyonnaise illustrent l’ampleur prise par l’algérophobie en France, conséquence des attaques incessantes et violentes des droites contre l’Algérie.
La crise inédite entre les deux pays qui dure depuis juillet 2024 a libéré la parole raciste et fait sortir de l’ombre les partisans de l’Algérie française qui ne se cachent plus pour glorifier la colonisation.