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Incitation à la haine : l’instruction engagée contre Naima Salhi

Incitation à la haine : l’instruction engagée contre Naima Salhi

Les autorités judiciaires ont engagé la procédure d’instruction à l’égard de la députée Naima Salhi, visée par des plaintes pour « incitation à la haine raciale et appel au meurtre », ont indiqué ce jeudi dans un communiqué les avocats, Me Salim Chait, Kader Houali et Sofiane Dekkal.

« Après plus de huit mois d’attente où notre plainte était perdue entre deux juridictions, l’instruction est enfin engagée contre cette délinquante politique qui ne cesse de faire parler d’elle, malgré la fermeture de ses deux pages officielles », écrivent les trois avocats.

Convoqués le 3 mars, les deux avocats, Me Houali et Salim Chait se sont présentés ce jeudi devant la brigade de recherche du groupement de gendarmerie de Cheraga (ouest d’Alger) pour se voir informés que le motif de leur convocation est en rapport avec la plainte déposée contre la présidente du parti pour l’équité et la proclamation ( PEP), pour « incitation à la haine raciale et appel au meurtre » via sa page officielle Facebook à travers des vidéos et des publications.

« Après avoir vérifié notre filiation, un officier nous a entendus où nous avons rappelé les faits reprochés à la mise en cause, comme mentionnés dans notre plainte déposée, faut-il rappeler, le 9 juin 2019 au niveau du tribunal de Boumerdes », écrivent-ils.

« Nous souhaiterions que la procédure se poursuive pour aboutir à un procès que nous espérons équitable. Nous tenons à rappeler que le racisme n’est pas une opinion, mais un délit passible de justice et nous ne ménagerons aucun effort pour en traduire les promoteurs devant les tribunaux », soutiennent-ils.

Dans de récents communiqués, ces avocats se sont interrogés si la députée,- visée par plusieurs plaintes après ses attaques répétées, dans la foulée des événements qui secouent le pays, contre particulièrement les habitants de la région de Kabylie, n’était pas « protégée ».

Cette instruction intervient alors que le Parlement s’apprête à débattre du projet de loi, récemment adopté par le Conseil des ministres, contre la haine et la discrimination.

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