Politique

Justice : Haddad condamné, Oulmi en détention, Zoukh, Djoudi et Tou sous contrôle judiciaire

La justice a continué en ce début de semaine son instruction de dossiers impliquant plusieurs personnalités, parmi lesquelles d’anciens hauts responsables et des hommes d’affaires.

Ce lundi, l’ex-président du Forum des chefs d’entreprises (FCE) Ali Haddad a été condamné à une peine de six mois de prison ferme et 50 000 dinars d’amende, rapporte l’ENTV. Haddad était poursuivi pour la possession de deux passeports. Le procureur avait requis une peine de 18 mois de prison ferme contre le PDG du groupe ETRHB, qui se trouve en détention à la prison d’El Harrach depuis la fin du mois de mars.

Pour sa part, le juge d’instruction près la Cour suprême a ordonné, ce lundi, le placement sous contrôle judiciaire de l’ex-wali d’Alger, Abdelkader Zoukh, après son audition dans le cadre d’une enquête liée à des affaires de corruption, rapporte l’agence officielle.

Dans la nuit de dimanche à lundi, le PDG du groupe Sovac Mourad Oulmi a été placé en détention provisoire par le juge d’instruction du tribunal de Sidi M’hamed, et est incarcéré depuis à la prison d’El Harrach. Oulmi avait été placé en garde à vue jeudi à la brigade de gendarmerie nationale de Bab Jdid avant d’être présenté au procureur de la République du tribunal de Sidi M’hamed.

En outre, plus de 50 cadres issus de banques publiques et du ministère de l’Industrie ont été auditionnés dans le cadre de cette affaire. L’ex-Premier ministre Ahmed Ouyahia, déjà en détention provisoire, et l’ex-ministre de l’Industrie Youssef Yousfi ont également été entendus par le juge.

La veille, les ex-ministres des Finances et des Transports Karim Djoudi et Amar Tou ont été placés sous contrôle judiciaire par le juge enquêteur de la Cour suprême, a annoncé un communiqué du procureur général de la Cour suprême. Leurs passeports ont été confisqués et ils devront « pointer » une fois par mois au tribunal.

Les deux ex-hauts responsables ont été entendus dimanche dans le cadre d’enquêtes ouvertes sur la corruption. Karim Djoudi est poursuivi pour « mauvaise utilisation de la fonction » et « dilapidation de fonds publics », tandis qu’Amar Tou est poursuivi pour « l’octroi d’avantages injustifiés dans le cadre de marchés publics » et « mauvaise utilisation de la fonction ».

La semaine dernière Ahmed Ouyahia, Abdelmalek Sellal et Amara Benyounes ont été incarcérés à la prison d’El Harrach après avoir été auditionnés à la Cour suprême. Abdelghani Zaalane, ancien ministre des Travaux publics, a été placé sous contrôle judiciaire.

Le parquet général de la Cour d’Alger avait pour rappel transmis au procureur général de la Cour suprême le dossier d’enquête préliminaire instruite par la police judiciaire de la Gendarmerie nationale d’Alger pour des faits à caractère pénal, à l’encontre de plusieurs ex-hauts responsables dont Zoukh, Tou, Zaalane, Doudji, Sellal ou encore Ouyahia.

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