search-form-close
  • Brent: $62,15-0,85%
  • Taux de change: 1 € = 134,84 DZD (Officiel), 204,50 DZD (Parallèle)
  • TSA Météo

La fuite en avant de Djamel Ould Abbes

C’est un Djamel Ould Abbes visiblement sûr de lui qui s’est présenté, lundi 16 octobre, au centre des conférences à Zeralda pour parler après plusieurs semaines de silence. Le Secrétaire général du FLN était attendu sur plusieurs sujets. Le parti vit au rythme de la grogne ces dernières semaines. Au cœur de la contestation, les listes des candidats pour les élections locales. Une partie de la base dénonce en effet des irrégularités et une opacité dans le choix des candidats.

La carte Bouteflika

Que répond Ould Abbes ? « Tout va bien ». Pour lui, les listes ont été élaborées de manière « démocratique et transparente ». Idem pour les recours. La preuve, selon lui ? Le temps record pris par la direction pour peaufiner les listes. Ould Abbes balaye donc d’un revers de main la colère et le malaise au sein du parti et décide unilatéralement de passer à une autre étape, celle de la campagne électorale qui a débuté lundi pour le FLN, a-t-il annoncé. Ce qui est, sur le plan légal, interdit puisque la campagne commence réellement le 23 octobre.

| LIRE AUSSIÉlaboration des listes FLN : la direction ignore la contestation

Mais passons sur ce détail et intéressons-nous à la fuite en avant du Secrétaire général du  FLN. Sur le terrain, les contestataires ont promis un vote sanction contre le FLN. Ould Abbes n’a pas révélé sa stratégie pour faire face à ce problème qui risque d’affaiblir davantage le parti après sa mauvaise performance aux dernières législatives.

Critiques contre Saadani

Visiblement, Ould Abbes ne fera aucun effort pour tenter de calmer la base. Il ne lance aucun appel au dialogue, ne serait-ce que pour gagner du temps. Pour toute stratégie face à la grogne de la base, il joue encore une fois la carte du Président en insinuant que plusieurs candidats exclus s’étaient positionnés, à une époque ou à une autre, contre le président Bouteflika. « Cette catégorie de candidats n’avait aucune chance de passer sur les listes du FLN », a-t-il dit.

Djamel Ould Abbes a reconnu que certains responsables ont tenté de s’impliquer dans l’élaboration des listes, en voulant imposer des candidats. Des tentatives auxquelles il affirme avoir résisté. Ould Abbes reconnait aussi que son parti a ouvert les portes à des candidats venus d’autres horizons politiques, dont le RND et le MSP.

Quant à la fameuse instruction qu’il a signée et qui donne la priorité aux membres du Comité central sur les listes du FLN, Ould Abbes la justifie par le « souci de donner la priorité aux cadres du FLN dans les joutes électorales ». Ses opposants doutent de la démarche et l’accusent de vouloir surtout acheter le silence des membres du Comité central et se mettre ainsi à l’abris d’une éventuelle destitution.

Enfin, Ould Abbes, en poste depuis un an, dit avoir hérité d’une « situation organique » très compliquée, critiquant ainsi son prédécesseur Amar Saadani et anticipant ainsi l’éventualité d’un recul du parti au niveau des assemblées locales. Même si le parti est présent dans quasiment toutes les circonscriptions électorales.

close
close