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La présidente de la Fédération des parents d’élèves au cœur d’une étonnante polémique

Dans un contexte marqué par de graves turbulences dans le secteur de l’éducation, le député FFS Chafai Bouaïche vient de jeter un véritable pavé dans la marre. La présidente de la Fédération nationale des associations de parents d’élèves (FNAPE), Djamila Khiar, n’a aucun enfant scolarisé, affirme l’élu de la wilaya de Béjaïa sur sa page Facebook.

Plus hallucinant encore, M. Bouaïche ajoute que tous les enfants de Mme Khiar résident en fait à l’étranger, en France précisément. Une information qui, si elle s’avère fondée, ne manquera sans doute pas de soulever des vagues. Durant tout le week-end, la vidéo a été largement partagée sur les réseaux sociaux.

Contactée ce samedi 24 février par TSA, Mme Khiar n’a pas souhaité faire de commentaire. Elle ne confirme pas l’information, pas plus qu’elle ne la dément. « Je n’ai aucun commentaire à faire », a-t-elle répondu.  Pourtant, une telle situation est pour le moins incompréhensible.

La FNAPE est censée être l’interlocuteur des autorités et des syndicats pour la défense des intérêts des élèves et son rôle est encore plus crucial dans cette conjoncture marquée par un long bras de fer entre la tutelle et certains syndicats, notamment le Cnapeste.

Un conflit dans lequel les associations des parents d’élèves, et donc leur fédération, devraient être en première ligne pour tenter d’apaiser les esprits et amener toutes les parties à faire des concessions pour sauvegarder les intérêts des élèves, surtout que le spectre de l’année blanche est évoqué dans certaines wilayas.

Comment une personne qui n’a pas d’enfants scolarisés peut-elle parler et agir au nom des parents d’élèves ?  Que connaît-elle de la situation des élèves et de leurs parents, de leurs difficultés, de leur état psychologique ? Et surtout comment peut-elle s’investir pleinement dans la défense d’une cause qui, à priori, n’est pas la sienne ?

Le débat risque aussi d’être relancé sur ces associations de la société civile dont les dirigeants sont appelés à changer de statut au bout de quelques années, comme les chômeurs, les étudiants et donc les parents d’élèves. Dans le milieu estudiantin, le phénomène est répandu. Des personnages ont continué à diriger des organisations alors qu’ils ont terminé leurs études et obtenu leur diplôme.

Pour rester en place, certains ont trouvé la parade de s’inscrire dans une autre formation, lorsqu’ils sont recalés aux concours de post-graduation. Le problème a été soulevé en mai 2017 lors de la nomination comme ministre du Tourisme de Messaoud Benagoun, limogé au bout de 48 heures. M. Benagoun avait été nommé membre du gouvernement alors qu’il présidait toujours une association… estudiantine.

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