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L’Algérie a fait pression sur la Suisse pour abandonner les poursuites contre Nezzar

NEWPRESS

Le pouvoir algérien a fait pression sur la Suisse afin que soient abandonnées les poursuites lancées contre l’ancien chef d’état-Major Khaled Nezzar, accusé de crime de guerre, rapporte le quotidien suisse Le Temps.

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L’ambassadeur de Suisse en Algérie, Muriel Berset Kohen, a en effet alerté lors d’une réunion tenue le 3 mars 2016 le ministère public de la Confédération helvétique (MPC) que l’issue de l’affaire Nezzar représente « une bombe à retardement en ce qui concerne les relations bilatérales entre la Suisse et l’Algérie, un handicap que la Suisse aurait à gérer dans ses relations diplomatiques », selon une note du parquet suisse publiée par le média suisse.

Un PV de réunion des procureurs fédéraux avec le DFAE. (Source: letemps.ch)


« Bien qu’il soit difficile de connaître l’impact direct qu’a cette affaire sur les relations bilatérales, on a fait savoir [à Mme l’ambassadeur] de manière informelle qu’un dossier économique n’avait pas avancé en raison de cette affaire », indique le document qui précise en outre que cette affaire, « très importante pour les autorités algériennes », a été abordée dès l’entrée en fonction de Mme Kohen en 2014.

« L’affaire du Général Nezzar est très sensible politiquement, en tant que le Général Nezzar incarne le choix fait par l’Algérie de lutter contre les terroristes pendant les années noires », affirme la note. « Ce choix a été fait par le pouvoir qui est toujours en place actuellement, ainsi tant que ce pouvoir est en place, il n’y aura pas de changement de paradigme à ce niveau-là », estime-t-on, par ailleurs.

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