
L’Algérie ouvre son marché des moutons vivants au Brésil. Les deux pays ont conclu un accord sanitaire en ce sens. Le gouvernement brésilien se félicite de cet accord qui « représente une opportunité commerciale pour les régions du Nord et du Nord-Est du Brésil, où l’élevage ovin revêt une importance économique et sociale, créant des emplois et favorisant le développement », note Brazil Arab News Agency (ANBA).
Selon les ministères brésilien des Affaires étrangères et de l’Agriculture et de l’Élevage, l’Algérie est un partenaire commercial de « plus en plus important » pour le Brésil et saluent l’augmentation des échanges « en 2021, des produits agricoles brésiliens d’une valeur de 1,3 milliard de dollars qui ont été exportés vers l’Algérie. L’année dernière, ces exportations ont dépassé les 2,2 milliards de dollars. »
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De son côté, les ventes de pétrole de l’Algérie au Brésil se sont élevées à 340 millions de dollars. Les importations totales du Brésil en provenance d’Algérie se sont élevées à 413,8 millions de dollars en avril, indiquait fin mai ANBA. Parmi ces importations brésiliennes, les engrais occupent la deuxième place sur la liste des importations brésiliennes en provenance d’Algérie, la première étant le pétrole, selon l’agence brésilienne qui cite également des importations de sel, de soufre, de ciment, de chaux vive, de produits chimiques inorganiques, de verre et de liège.
Des moutons brésiliens bientôt en Algérie
Ces importations font suite à celles qui ont prévalu à l’occasion de la fête de l’Aïd el-Kebir 2025. À l’époque, des moutons sur pied avaient été importés par l’Algérie de Roumanie et d’Espagne. Ces importations étaient motivées par les prix élevés des moutons élevés localement.
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Ces prix élevés faisaient suite à la sécheresse qui avait réduit les disponibilités en fourrages, dont les prix avaient fortement augmenté. Les éleveurs ne disposant pas de trésorerie avaient alors vendu une partie de leur cheptel pour réduire les dépenses liées à l’alimentation de leurs moutons.
Malgré l’interdiction d’abattage de brebis, il semble que cette mesure n’ait pas été respectée totalement, ce qui expliquerait le manque d’agneaux qui a suivi. En novembre 2024, sur les marchés hebdomadaires aux bestiaux, un agneau de trois jours avait été proposé au prix de 35.000 dinars, un record.
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Algérie : la filière ovine impactée par la sécheresse
Chaque année, le nombre d’animaux sacrifiés en Algérie à l’occasion de l’Aïd-el-Adha est important. « D’après les estimations des services vétérinaires, le nombre d’animaux par espèce sacrifiée pendant l’Aïd a atteint 3,5 millions de têtes ovines, 48.000 caprines et 7.000 bovines », rapportait l’agence APS en juillet 2024 selon les estimations du responsable de la communication au ministère de l’Agriculture et du Développement rural, Djamel Barchiche.
Manifestement, la production locale de fourrages reste insuffisante face à la demande en viande ovine. Ces dernières années, d’importants moyens publics ont été déployés pour des plantations d’arbustes fourragers au niveau des parcours steppiques.
Cependant, bien que les éleveurs soient les principaux bénéficiaires, ils ne participent pas à ces plantations en zones steppiques alors qu’ils sont les premiers bénéficiaires, notamment dans le cas des « mahmiyates », ces parcours mis en repos et loués quelques mois à l’automne et au printemps.
Les surfaces en fourrages irrigués augmentent suite aux aides publiques concernant l’irrigation. Dans les zones céréalières, les terres en jachère pâturée ne sont cependant pas valorisées par le semis de mélanges fourragers. Quant au Sud, le maïs fourrager qui est conditionné sous forme de balle ronde est principalement utilisé pour la production laitière.
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