
L’Algérie continue de remplir ses silos et de renforcer ses stocks de céréales. En plus de la production nationale, elle recourt à l’importation pour combler ses déficits en blé dur et tendre.
Cette fois, l’Office algérien des céréales (OACI) a lancé un appel d’offres pour l’importation de 50.000 tonnes de blé dur, rapporte l’agence Reuters ce lundi 22 décembre, citant des opérateurs européens.
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Le monopole algérien de l’importation des céréales, qui ne communique pas sur ses appels d’offres, a donné aux fournisseurs jusqu’à demain mardi pour soumissionner.
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Le blé dur commandé, dont la quantité pourrait être largement supérieure à celle annoncée par les traders, doit être livrée en trois étapes. La première s’étale du 1ᵉʳ au 15 février 2026, la seconde du 16 au 28 février, et la troisième du 1ᵉʳ au 15 mars et du 16 au 31 mars. Pour l’origine du blé, aucune indication n’a été donnée.
Blé dur : un deuxième appel d’offres en moins de trois mois
Cet appel d’offres est le deuxième lancé par l’OAIC en moins de trois mois après celui du 14 octobre dernier.
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Le blé dur est un produit de large consommation qui bénéficie du soutien de l’État. Il sert à produire des pâtes et de la semoule.
Le département d’État de l’agriculture (USDA) a évalué à trois millions de tonnes la production algérienne de blé durant la saison 2024-2025 contre 2,7 millions de tonnes pendant la campagne céréalière 2023-2024. Pour la production d’orge, elle est estimée à 1,2 million de tonnes en 2024-2025.
Pour les importations de céréales (blé et orge), elles devraient atteindre 9,2 millions de tonnes en 2025-2026, selon les prévisions de l’USDA. En Algérie, le blé dur représente 45 % des surfaces destinées aux céréales (trois millions d’hectares), l’orge 33 % et le blé tendre 15 %.