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L’Algérie se dote d’un haut conseil de régulation des importations

L’Algérie vient de se doter d'un Haut conseil de régulation des importations. Parmi ses missions figure la lutte contre le phénomène de la surfacturation à l’importation.

L’Algérie se dote d’un haut conseil de régulation des importations
Thinhinane Lardjane
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La gestion des importations est devenue un véritable casse-tête pour le gouvernement ces dernières années, dans un contexte de baisse des recettes pétrolières, et de la volonté de l’Algérie de réduire sa dépendance vis-à-vis des marchés extérieurs.

Depuis le choc pétrolier de 2014, l’Algérie a pris de nombreuses mesures de restriction des importations afin de sauvegarder ses réserves de change pour ne pas recourir à l’endettement extérieur et à ses effets néfastes sur la stabilité sociale.

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Ces dernières années, le gouvernement a durci l’accès aux devises pour importer des biens de consommation, en bloquant les importations de voitures neuves par exemple, avec le double objectif d’encourager la production nationale et de préserver les réserves de change du pays qui ont drastiquement baissé à cause du recul des prix des hydrocarbures dont l’exportation constitue la principale source en devises de l’Algérie.

Certaines mesures prises par le ministère du Commerce pour réguler les importations ont impacté l’appareil de production algérien qui dépend en grande partie des intrants importés de l’étranger.

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Algérie : un Haut conseil pour gérer les importations

Dans ce contexte, l’Algérie vient de se doter d’un Haut conseil de la régulation des importations dont la composition et les missions ont été fixées par décret publié au Journal officiel n°49. Cet organisme est présidé par le Premier ministre ou le chef du Gouvernement, selon le cas.

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Il est composé de représentants de plusieurs ministères dont celui des Affaires étrangères, de l’Intérieur, de la justice, des finances, des énergies et des mines, de la numérisation et des statistiques, de la Poste et des télécommunications, de l’Industrie et de la production pharmaceutique, de l’Agriculture et du développement rural, du Commerce et de la promotion des exportations, des Transports, du Tourisme et de l’artisanat, de l’Environnement, de la Pêche et des productions halieutiques.

Ce Haut conseil est composé aussi du secrétaire général du ministère de la Défense nationale, du président du Conseil national économique, social et environnemental, gouverneur de la Banque d’Algérie, du directeur général des douanes et président de l’association professionnelle des banques et des établissements financiers.

Cet organisme a pour mission de déterminer et d’orienter la politique appliquée en matière de régulation des importations, d’examiner et de proposer toute mesure visant la régulation des importations, de proposer les mesures visant à protéger la production nationale pour la substituer aux importations.

Ce Haut conseil est chargé aussi de proposer des mesures pour améliorer le système d’information lié à la détermination des besoins du marché national, proposer des mesures visant la lutte contre les pratiques commerciales illicites lors de l’importation, d’évaluer périodiquement les données liées à la balance commerciale, notamment en ce qui concerne l’importation, de proposer les mesures de renforcement de la coordination intersectorielle en matière de régulation des importations et de proposer des mesures visant à renforcer la lutte contre le phénomène de la surfacturation à l’importation.

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