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L’Algérie a lancé mardi les travaux d’exploitation d’un gisement de zinc et de plomb d’Amizour dans la wilaya de Bejaia.
Dans les comptes nationaux rebasés en 2023, une nouvelle méthodologie est introduite, relative à la classification des secteurs économiques en Algérie, notamment le remplacement de la catégorie « hydrocarbures » par celle des « industries extractives ».
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Levier de croissance
Cette dernière englobant un ensemble élargi de minerais dont il existe un important potentiel à valoriser susceptible de constituer un véritable levier de croissance économique.
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C’est le cas du gisement de plomb et zinc situé à Tala Hamza dans la daïra d’Oued Amizour (Wilaya de Béjaïa) dont l’exploitation et la production est destinée essentiellement vers les marchés internationaux. Cela s’inscrit dans le cadre de la diversification des exportations.
Les réserves sont estimées à 68,6 millions de tonnes de plomb et zinc, soit une part importante des réserves mondiales. La production annuelle prévue est d’environ 2 millions de tonnes de minerai brut.
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Un traitement local permettra d’obtenir 170 000 tonnes de concentré de zinc et 30 000 tonnes de concentré de plomb par an. Ces concentrés seront par la suite raffinés et transformés dans d’autres process à l’étranger pour donner lieu à des produits plus élaborés en vue de leur utilisation industrielle (alliages, galvanisation de composants, protection anti-corrosion, fabrication de batteries, etc.).
Le marché mondial des matières premières est aujourd’hui en forte croissance avec cependant une forte volatilité des cours en raison des crises géopolitiques.
Une production destinée à l’exportation
Les productions de zinc et de plomb émanant du gisement de Tala Hamza vont certainement contribuer à renforcer l’offre internationale en ces deux minerais stratégiques pour l’industrie (automobile, chimie, etc.). Les concentrés sont facilement exportables et trouveront preneurs sur les marchés asiatiques et européens.
Le partenariat avec une firme étrangère spécialisée s’avère nécessaire pour la maîtrise de l’ensemble des procédés d’extraction, du premier traitement des minerais et surtout de la mise en place de dispositifs strictes et encadrés en matière de protection de l’environnement.
Le gisement de Tala Hamza devrait contribuer au développement des infrastructures (quai minéralier portuaire à Béjaïa, routes, énergie, services) ainsi que la création de nombreux emplois directs et indirects, dynamisant ainsi l’économie locale.
Les revenus fiscaux (impôts et taxes) générés par l’activité minière renforceront les budgets locaux. De même qu’une dynamisation des PME locales pourrait être enclenchée dans le cadre d’activités de sous-traitance liée à la logistique, la maintenance et divers autres services se rattachant à l’exploitation du gisement.