
L’Algérie va produire 10,5 millions de phosphate par an, après l’entrée en production du projet intégré de Bled el Hadba dans la wilaya de Tébessa.
Le chiffre a été dévoilé ce lundi par le Premier ministre Sifi Ghrieb lors d’une réunion du Conseil interministériel consacrée à l’examen de l’état d’avancement du projet de phosphates intégré, structuré au « niveau de trois wilayas, à savoir Tébessa, Souk Ahras et Annaba ».
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Selon un communiqué des Services du Premier ministre publié à l’issue de cette réunion, l’Algérie dispose de réserves énormes estimées à 840 millions de tonnes de phosphate, soit 80 ans au rythme de 10,5 millions de tonnes de production par an.
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L’Algérie dévoile de gigantesques réserves de phosphate
« Il s’agit d’un important projet pour le développement de la filière minière et industrielle nationale, qui repose sur des réserves exploitables de 840 millions de tonnes de phosphate et vise une production annuelle de 10,5 millions de tonnes de phosphate brut », a indiqué le communiqué.
Selon la même source, lors de ce Conseil interministériel, des mesures ont été prises afin de « renforcer la synergie intersectorielle et de mobiliser l’ensemble des moyens requis pour respecter les délais fixés par le Président de la République pour l’achèvement de ce projet, prévu pour la fin de l’année 2026 ».
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Pour exploiter ce gisement, l’Algérie a lancé la réalisation d’une ligne ferroviaire de 450 km entre Bled el Hadba et le port d’Annaba où un nouveau terminal minéralier est en construction pour 620 millions de dollars.
Samedi, le Premier ministre s’est rendu dans cette wilaya, qui fut longtemps le bastion de l’industrie lourde du pays avec notamment le complexe sidérurgique d’El Hadjar, pour s’enquérir des travaux d’extension de ce port.