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L’Arabie saoudite définit les « priorités arabes »

Le roi Salmane d'Arabie saoudite a placé la question de Jérusalem et l'attitude "agressive" de l’Iran en tête des priorités arabes, à l'ouverture du sommet des dirigeants arabes dans le…

L’Arabie saoudite définit les « priorités arabes »
radio-kankan.com
Aicha Merabet
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Le roi Salmane d’Arabie saoudite a placé la question de Jérusalem et l’attitude « agressive » de l’Iran en tête des priorités arabes, à l’ouverture du sommet des dirigeants arabes dans le royaume saoudien.

Le roi, dont le pays est un proche allié des États-Unis, a rejeté la décision de l’administration de Donald Trump de transférer, en principe à la mi-mai, l’ambassade des États-Unis de Tel-Aviv à Jérusalem. « Nous réitérons notre rejet de la décision américaine concernant Jérusalem », a-t-il déclaré, ajoutant que « Jérusalem-Est est une partie intégrante des territoires palestiniens ».

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« Je nomme le sommet de Dhahran sommet de Jérusalem pour que tout le monde sache que la Palestine et son peuple restent au cœur des préoccupations des Arabes », a proclamé le roi saoudien. Il a annoncé un don de 150 millions de dollars « pour soutenir l’administration des biens islamiques » dans la partie est (palestinienne) occupée et annexée par Israël.

L’Iran « agressif »

Début avril, le roi Salmane avait réaffirmé « la position inébranlable du royaume sur la question palestinienne et les droits légitimes du peuple palestinien à un État indépendant avec Jérusalem comme capitale », alors que le processus de paix israélo-palestinien est au point mort.

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Mais son fils, le puissant prince héritier Mohammed ben Salmane, 32 ans, avait au même moment estimé que les Israéliens avaient aussi le « droit » d’avoir leur propre État, envoyant ce qui semble être un nouveau signal de rapprochement avec Israël qui, comme Ryad, considère Téhéran comme sa bête noire.

« Nous renouvelons notre ferme condamnation des actes terroristes commis par l’Iran dans la région arabe et rejetons ses ingérences flagrantes dans les affaires des pays arabes », a dit le roi Salmane dimanche. Il a également dénoncé l’attitude « agressive » de l’Iran accusé « de menacer la sécurité de la nation arabe ».

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Le souverain saoudien a aussi évoqué le défi du « terrorisme », mais évité de parler de la guerre qui ravage la Syrie depuis 2011 et du différend avec le Qatar.

Le secrétaire général de la Ligue arabe, l’Égyptien Ahmed Aboul Gheit, a appelé les pays arabes à « reprendre l’initiative en Syrie et à élaborer une stratégie en vue de relancer la recherche d’une solution politique ».

L’émir du Qatar, cheikh Tamim ben Hamad al-Thani, était absent du sommet de Dhahran, auquel participaient 17 chefs d’État ou de gouvernement des 22 membres de la Ligue des États arabes. Le Qatar était représenté par son représentant auprès de la Ligue arabe.

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