
Le Comité national pour la libération de Louisa Hanoune, dont le procès en appel et fixé pour dimanche prochain, a réaffirmé ce mercredi que l’arrestation puis la condamnation « arbitraire » de la Secrétaire générale du Parti des travailleurs à 15 ans de prison ferme constituent un « acte de criminalisation de l’action politique ».
« L’arrestation de Louisa Hanoune a constitué d’ailleurs le prélude pour les centaines d’arrestations qui ont suivi sous divers alibis », rappelle le comité présidé par l’ex-sénatrice Zohra Drif, dans un communiqué.
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« Aucun prétexte ni aucune raison ne peuvent justifier l’incarcération et la lourde condamnation de Louisa Hanoune », souligne le comité réitérant l’exigence de son «acquittement et sa réhabilitation dans tous ses droits ».
Incarcérée depuis le 90 mai dernier, Louisa Hanoune a été condamnée fin septembre pour les chefs d’inculpation d’« atteinte à l’autorité de l’armée et complot contre l’autorité de l’État ».
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Lancée récemment, une pétition a recueilli 600 signatures de personnalités publiques issus (es) de différents horizons (chefs de Partis politiques, responsables de syndicats et d’associations, d’universitaires, d’ex détenus (es) du Hirak, de journalistes, d’intellectuels, d’artistes…) réclamant sa « libération inconditionnelle ». Une campagne internationale en faveur de sa libération a été également menée dans 100 pays, selon le comité.
Tout en exprimant sa « satisfaction » suite à la relaxe de Samir Belarbi, le comité dénonce et s’interroge, par ailleurs, sur la signification du prolongement de la détention provisoire de Karim Tabbou, coordinateur du parti UDS et d’Abdelouahab Ferssaoui, président du RAJ.
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