Économie

Le Brent en forte baisse, à son plus bas niveau depuis un an

Le pétrole continue de broyer du noir. Ce vendredi, dernier jour de cotation de la semaine, les cours sont en forte baisse : vers 14h30, le Brent, référence pour le pétrole algérien, cédait plus de 4,5%. Il retombe sous la barre symbolique des 60 dollars, à 59,64, son plus bas niveau depuis octobre 2017.

Depuis le début de la semaine, la baisse s’établit à plus de 10%. Le marché n’a connu qu’une seule séance de hausse. Mercredi, le Brent a tenté un rebond (+1,83%) au lendemain d’une journée chaotique qui a vu son cours plonger de 6,74%.

En mois, le baril a perdu 25,5%, plus d’un quart de sa valeur. Et la baisse risque de se poursuivre. Plusieurs facteurs plaident en effet en faveur d’un marché baissier : la hausse de la production américaine, le rôle négatif joué par l’Arabie saoudite – Trump a officiellement félicité Riyad d’avoir contribué à la baisse des cours… L’adoucissement des sanctions américaines sur le pétrole iranien a également renforcé les craintes de trop plein d’offre, selon les experts.

Les membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole et ses partenaires se voient à Vienne les 6 et 7 décembre. Ils devront y décider de restreindre, ou non, leurs extractions. Mais l’espoir d’un accord décisif à l’occasion de cette rencontre est faible d’autant que Donald Trump continue de maintenir la pression sur l’Arabie saoudite via l’affaire Jamal Khashoggi.

Hier, la banque d’affaires américaine JPMorgan a revu en forte baisse sa prévision pour le prix du baril de Brent en 2019. Il devrait se négocier à 73 dollars, soit 12,6 % en-dessous de sa précédente estimation, rapporte le média spécialisé Investir. Et en 2020, le baril se négociera à 64 dollars, selon JPMorgan.

Selon les calculs de la banque américaine, l’Organisation doit sabrer sa production au rythme de 1,2 million de barils par jour durant toute l’année 2019 si elle veut espérer pouvoir corriger les anomalies du marché.

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